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A Family Reunion |
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Famille
Derome du Québec (2)
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Les quatre enfants de Jean Derome et Marguerite Gignac furent: 1) Jean-Baptiste, né et bapt. le 8 avril 1783. Ses parrains
furent Urbain Thibodeau et Françoise Gignac. Il s'est marié
le 27 septembre 1803 avec Rosalie Hardy à Cap-Santé. Nous
avons une photocopie du registre de son mariage. Il y écrivait
son nom "Deromme dit Decarreau". Il était mineur au moment
de son mariage (20 ans), tout comme sa femme (16 ans). Rosalie est née
le 28 juin 1785. Ses parrains furent Pierre Richard et Geneviève
Petit. Bourget (1997) note que Jean-Baptiste et Rosalie étaient
parentés. Jean-Baptiste était cultivateur (décrit ainsi au moment
de son mariage et lors du registre du baptême d'une fille). En 1809,
lui fut concédée une terre sur les rives de la rivière
Jacques-Cartier. D'autres détails se trouvent dans Bourget (1997);
elle inclut une carte qui montre la localisation d'au moins une de ses
terres (contenant le lac Blanc). Lors du recensement de 1831, ils avaient
déjà 10 enfants et il possèdait 167 arpents dont
70 sont cultivés. Il produit du blé, de pois, d'avoine,
d'orge, de sarrazin, et de patates. Il est décedé le 13 septembre 1850, à l'âge
de 67 ans. Rosalie décédait le 23 juin 1855. Selon le registre de son mariage, les parents de Rosalie Hardy furent
Amable Hardy et Rosalie Gignac. Plusieurs membres de la famille Hardy,
sans doute les ancêtres de Amable, furent officiers de milice du
Cap-Santé sous le Régime Français: Pierre (1721-1728),
Joseph (en 1760), et François-Amable (en 1760; n. 1733).
2) Louis-Michel, n. le 8 et bapt. le 9 novembre 1784. Sa marraine fut
M.-Josephte Deblois. Il épousa à Cap-Santé le 27
septembre 1808 Judith Marcot, fille de Joseph et Geneviève Morisset.
Ils s'installèrent à Deschambault. 3) François-Xavier, n. le 14 novembre 1786. Ses parrains furent
François Décarreau et Marie-Louise Gignac. Il était
maçon. Il épousa, le 9 février 1813, Catherine-Sophie
Rinfret dite Malouin, de Cap-Santé, fille de Pierre, aussi maçon,
et Élisabeth Delage dite Larivière, de Québec. Il
a reçu des terres de son père et il s'installera dans le
premier rang du Grand Brûlé et a eu une famille nombreuse.
Il est décédeé le 13 avril 1872 et inhumé
à Cap-Santé. 4) Jacques, n. et bapt. le 20 janvier 1789. Ses parrains furent Jacques
Gignac et Marie-Louisie Décarreau. Il est mort le 17 septembre
suivant. Finalement, du deuxième mariage de Jean Derome: 5) Rose, n. le 19 et bapt. le 20 mars 1795 à Cap-Santé.
Ses parrains furent M. Mottard et Marie-Rose Derome, sa tante. Elle épousa
le 22 octobre 1818, à Cap-Santé, Denys Lallier dit Marcheterre,
fils de Denys et Marie-Félicité Gariépy. Jean-Baptiste Derome et Rosalie Hardy de Cap-Santé ont eu une
très grande famille de 14 enfants, tous né et baptisés
à Cap-Santé: 1) Édouard, n. le 22 et bapt. le 23 août 1805. Ses parrains
furent Amable Hardy, grand-père maternel, et M.-Jeanne Mottard.
Le 26 avril 1836, en l'Église Notre-Dame de Québec, il épousa
Marie-Louise Tourangeau, fille de Jean et Marguerite Lemaître dit
Jugon. Il était cultivateur en en 1829 il acheta une terre de Joseph
Hardy dans le rang Saint-Jacques (maintenant Saint-Basile). En 1831, il
se trouvait dans la Paroisse des Écureuils et il se dit menuisier.
Il est mort le 10 juillet 1882 et inhumé en l'Église Saint-Jean-Baptiste
de Québec. 2) Marie-Louise, n. et bapt. le 15 janvier 1807. Ses parrains furent
Jean-Baptiste Deromme, grand-père paternel, et Marie-Louise Gignac.
Elle épousa le 22 janvier 1828 à Cap-Santé, Antoine
Piché, veuf de Marie-Anne Frenette et fils de Antoine et Angèle
Marcotte. 3) François-Xavier, n. le 10 octobre 1808. Ses parrains furent
François Hardy et Marie-Rose Derome. Il épousa à
Cap-Santé, le 3 août 1847, Élisabeth Germain, fille
de Augustin et Geneviève Mottard. Lors du recensement de 1871 (âgé
de 62 ans), il était cultivateur à Cap-Santé et demeurait
avec son épouse, âgée de 66 ans, et Marie, 20 ans.
Lors du recensement de 1881, il demeurait avec François et Marie
Dion (probablement sa fille). Il est mort le 13 octobre 1883. 4) Marie-Justine, n. et bapt. le 26 juillet 1810. Ses parrains furent
François Deromme et Josephte Hardy. Le 21 février 1843,
à Cap-Santé, elle épousa Joseph Brière, cultivateur,
fils d'Auguste et M. Galarneau. Veuve, elle décédait le
11 mars 1886. 5) François-Victor, n. et bapt. le 18 mars, 1812. Ses parrains
furent Hyacinthe Richard, cultivateur et bedeau, et Théotiste Papillon. 6) Marie-Henriette, n. et bapt. le 15 août 1813. Ses parrains furent
Jean-Baptiste Papillon et Josephte Hardy. 7) Narcisse, n. et bapt. le 8 mars 1815. Ses parrains furent François
et Geneviève Deromme. Il épousa à Cap-Santé,
le 25 juillet 1859, Anne Germain, fille d'Hyacinthe et Julie Marcot. Lors
du recensement de 1871, il se disait cultivateur. Chez lui demeuraient
quatre enfants ainsi que trois de ses soeurs, Martine, Delima, et Élisabeth.
Veuf, il est mort le 8 juillet à Cap-Santé. 8) Marie-Delima, n. le 8 et bapt. le 9 février 1817. Ses parrains
furent Joseph Leclerc et Marie-Richard. Elle décéda le 26
octobre 1891. 9) Jean-Baptiste, né et bapt. le 22 octobre 1818. L'acte
de sa naissance, tiré du Registre de la Paroisse, se lit: "Jean
Bapt. Derome dit Descarreau. Le 22 octobre 1818 baptême né
de ce jour. Père Jean-Baptiste Derome dit Descarreau, cultivateur,
et Rosalie Hardi [sic]. Parrain Joseph Hardi; marraine Marguerite Laroche." Il s'est marié à Cap-Santé le 17 février
1846 avec Léocadie Richard. Dans l'acte de son mariage, il écrivait
son nom "Deromme". Léocadie est n. et bapt. le 2 novembre
1822. Son parrain fut Joseph Paris et sa marraine Angélique Paris. On n'a que très peu d'informations sur sa vie peu distinguée.
Lors du recensement de 1851, au Bourg-Louis de Cap-Santé, Jean-Baptiste
se disait "sellier". Ils avaient déjà trois enfants.
En 1859, dans le registre de naissance de sa fille Marie-Lucinna, il se
disait "journalier". Il n'a su signer les registres. (Un autre
registre de naissance en 1861 indique son nom comme "Décarreau".)
En 1868 Jean-Baptiste se disait boucher; à ce moment là
(le baptême de son fils Charles), il n'a su signer le Registre.
Lors du recensement de 1871, il était boucher. Ils avaient en ce
moment-là six enfants demeurant avec eux, trois ayant déjà
partis de la maison. Lors du recensement de 1881, il était toujours
boucher et ils avaient encore trois enfants à la maison, incluant
Charles, né quand sa mère avait 46 ans. Lors du recensement de 1891, quand Jean-Baptiste avait 72 ans, il demeurait
avec Luciana (31 ans) et Charles (22 ans). Son épouse Léocadie
Richard serait donc morte entre 1881 et 1891. Il décédait
à Cap-Santé le 8 novembre 1898. Selon des informations provenant d'entrevues menées par France
Marcoux (de sa tante Lucienne?), la "maison paternelle" était
en face de l'église. Bourget (1997) ne fournit aucune information
quand à l'endroit de sa résidence. Certains Derome de Cap-Santé, tous certainement descendus de Jean-Baptiste
Derome, maçon, n. 1734, se sont distingués. Alfred Derome
deviendra maire en 1933. D'autres lignées de la famile s'installèrent
à Pont-Rouge, Deschambault, et à autres paroisses avoisinantes. Il est intéressant noter la présence d'une plaque en marbre
dans l'Église de Cap-Santé (nous en avons une photographie)
qui se lit ainsi: "A LA PIEUSE MEMOIRE DES ANCETRES DEROME-DESCARREAUX J. EUGENE DEROME PRETRE CURE DIOCESE DE WINNIPEG" On ne sait pas le lien précis de parenté avec ce prêtre
mais Joseph-Eugène Derome était originaire de Cap-Santé
et fut ordonné en 1895. Le père de Léocadie Richard s'appelait Hyacinthe Richard,
cultivateur, et sa mère Marguerite Paris, tous les deux de Cap-Santé.
Le mariage de Hyacinthe et Marguerite, le 12 février 1822, est
noté dans le Registre de Paroisse. Léocadie avait un frère
plus jeune, Prospère (?), baptisé le 17 novembre 1823 à
l'âge de deux mois. Les parents de Hyacinthe Richard furent Pierre Richard et Madeleine Germain
de la même paroisse (Madeleine était défunte en 1822
quand son fils s'est marié). On sait que dans les années
1740, un Richard, peut-être père de Pierre (?), est arrivé
dans la Paroisse. La famille Richard est une autre famille très
nombreuse à Cap-Santé. Madeleine Germain est presque certainement
la descendante de Robert Germain, n. 1639, premier cultivateur de Cap-Santé,
établi en 1681, et considéré un des fondateurs de
Cap-Santé. Les parents de Marguerite Paris, mère de Léocadie Richard,
furent Joseph Paris, cultivateur, et Madeleine Proulx (aussi défunte
en 1822). Un Joseph Paris fut le marguillier de l'église en 1784.
Un autre Paris a été le premier forgeron de Cap-Santé
en 1810.
10) Eulalie (Marie-Élie), n. le 14 et et bapt. le 15 octobre 1820.
Ses parrains furent Jean Germain et Émilie Vaillancourt (?). Elle
épousa à Cap-Santé le 22 janvier 1850 J. Gaspard
Gingras, fils de Jean-Baptiste et Angélique Rochette de Québec. 11) Marie-Martine, n. le 9 et bapt. le 11 juillet 1822. Ses parrains
furent Augustin et Catherine Matte. 12) Joseph, n. et bapt. le 13 mars 1824. Ses parrains furent Louis Leclerc
et Marie-Louisie Garneau. Il décédait le 3 mars 1825. 13) Marcelline, n. et bapt. le 22 juillet 1825. Ses parrains furent Grégoire
Mottard et Luce Decarreau. Elle épousa à l'Église
Notre-Dame de Québec, le 30 mai 1848, Léon Cantin, veuf
d'Émilie Garant et fils de Guillaume et Thérèse Amiot. 14) Marie-Élisabeth, n. le 22 et bapt. le 23 novembre 1827. Ses
parrains furent Hyacinthe Piché et Marguerite Mercure. Jean-Baptiste Derome et Léocadie Richard ont eu 12 enfants, dont
quatre décéderont en bas âge. Ils furent tous nés
et baptisés à Cap-Santé: 1) Jean-Noël Isaïe (Bourget écrit: "Jean (Baptiste)
Noël Isaïe"), n. le 14 et bapt. le 15 février 1847.
Ses parrains furent Jean-Baptiste Derome et Marguerite Paris. Il épousa
le 11 septembre 1865, en l'Église Saint-Jean-Baptiste de Québec,
Félicité Desroches, fille de Théodule et Pélagie
Tauvin. Ils se sont établis à Québec, dans la paroisse
Notre-Dame. Il était contremaître et demeurait au 131, de
la rue Saint-Olivier. Il était présent au mariage de son
frère Charles De Rome. 2) Marie-Sophie, n. et bapt. le 1 avril 1848. Ses parrains furent Louis
Pagé et Sophie Derome. Le 23 janvier 1872 à Cap-Santé,
elle épousa Félix Leclerc, fils de Balthazar et Marguerite
Mercure. 3) Marie-Aima, n. et bapt. le 1 décembre 1849. Ses parrains furent
Donade et Marguerite Richard. Elle est morte peu après, le 7 août
1850. 4) Marie-Léda, n. et bapt. le 3 mars 1851. Ses parrains furent
Amable Piché et M.-Anne Matte. "Ayant obtenue dispense pour
consanguinité du 4 au 4", elle se maria le 23 juin 1873, à
Cap-Santé, avec Élie Mercure, de Saint-Sauveur de Québec,
fils de Isidore et M. Delisle. 5) Marie-Emma, n. et bapt. le 5 septembre 1852. Ses parrains furent Isaïe
et Gertrude Richard. Elle est décédée quelques mois
après, le 22 février 1855. 6) Joseph Samuël, n. et bapt. le 28 mars 1854. Ses parrains furent
Charles Chevalier et Françoise Papillon. Il est mort le 25 mars
1855, peu avant son premier anniversaire. 7) Louis-Alexis ("Hortiste"), n. le 13 et bapt. le 14 mars
1856. Ses parrains furent Zéphirin Bélanger et Vitaline
Amyot. Bourget (1997) fournit beaucoup d'informations sur la vie de Hortiste
ainsi que ses descendants, son petit-petit-fils étant le commanditaire
de la monographie. Nous on donne un aperçu ici. Il décide d'aller tenter fortune à Québec où
il s'est marié le 13 juillet 1880 avec Grace O'Malley, dans l'Église
St. Patricks de Québec. Son acte de mariage est redigé en
anglais. Grace est née à Québec le 17 septembre 1856,
fille de Andrew O'Malley et Marcella Ross. Grace était d'origine
irlandaise mais sa famille était installée à Québec
depuis au moins deux générations. Au début de leur mariage, Hortiste était hôtelier.
Il avait un "salon" au No. 5 de la rue Union. De 1885 à
1887 ils demeuraient à Lévis, de l'autre côté
du fleuve, mais en1887 ils sont de nouveau installés dans la Basse-Ville
de Québec où il ouvre un restaurant, dans le Marché
Finlay, toujours au No. 5 de la rue Union. Le marché Finlay est
maintenant site du monument offert par la ville de Paris pour commémorer
la découverte du Canada par Jacques-Cartier. Bourget (1997) inclut
une carte qui montre l'emplacement de sa maison et de sa restaurant dans
la Basse-Ville; actuellement à ce site se trouve un vieux édifice
à côté du restaurant Les Voûtes de Cavour
(voir nos photographies prises en novembre 1997). Il ajoute éventuellement une salle d'huîtres et en 1900
il est devenu en important marchand de provisions et d'huîtres en
gros en en détail. En 1910 il déménage à la
Haute-Ville et s'installe au No. 26 de la rue Saint-Louis, quartier Saint-Louis.
Il y loue la maison d'Alexandre Taschereau, premier ministre du Québec;
plus tard cette résidence deviendra le restaurant "Le Continental"
(voir nos photographies prises en novembre 1997). Il est le restaurateur
le mieux connu de la Basse-Ville. Il décède le 10 octobre
1910 et est inhumé dans le cimetière Belmont. Sa veuve Grace
continua à habiter la maison de la rue Saint-Louis et décède
le 8 août 1930. Ils ont eu 13 enfants, tous des cousins germains de Alexandre De Rome.
Ils sont tous baptisés en l'Église Notre-Dame de Québec. À la mort de son père il prend la gérance le
la maison "H. Derome Enr." Arthur s'est fait remarquer surtout
pour la découverte et le développement d'un nouveau
procédé de congélation de possoins. Il congelait
jusqu'à 1.5 million de livres de poissons par an. Arthur était
très sportif, étant membre des clubs de golf et de hockey
de l'île d'Orléans et de Québec. Il était
Directeur du Club de Hockey de Québec quand celui-ci a gagné
un championnat du monde en 1912/1913.
Il s'est marié en 1903 à Anne-Marie Gourdeau (1883-1958)
de Sainte-Pétronille, fille de Joseph-Victor Gourdeau et Marie-Louise
Racine. Sa pierre tombale se trouve au cimetière de Sainte-Pétronille;
il est décédé le 30 décembre 1957 à
l'âge de 76 ans. Son épouse y est aussi enterrée;
elle est morte le 19 février 1958. C'est d'eux d'où
originent les De Rome du "bout de l'isle" (dans cette lignée
le nom semble se transformer en "De Rome" à partir
de ses enfants). Ils avaient 12 enfants:
8) Georges Samuël, n. et bapt. le 4 février 1858. Les parrains
sont Olivier Delisle et Marie Piché. 9) Marie-Luciana, n. et bapt. le 7 décembre 1859. Ses parrains
furent Moïse Marcotte et Esther Richard. Elle décédait
à Québec le 8 novembre 1933 et fut enterrée dans
le cimetière Saint-Charles. 10) Joseph-Alfed, n. le 19 et bapt. le 20 juin, 1861. Ses parrains furent
Aimé Descareau et Marie Leclerc. Il est décédé
peu après, le 11 août 1861. 11) Marie-Virginie, n. et bapt. le 22 janvier 1865. Ses parrains furent
Ambroise Bussière (?) et Marie-Virginie Collette. Elle décédait
le 16 mai 1945 à Québec et fut enterrée dans le cimetière
Saint-Charles. 12) Charles Joseph, né le 15 et bapt. le 16 août 1868.
On peut lire aux registres de la Paroisse de Cap-Santé pour le
baptême de Charles Derome: "Le seize août milhuit cent
soixante et huit, nous prêtre soussigné avons baptisé
Charles Joseph né la veille, du légitime mariage de Jean-Baptiste
Derome boucher et de Léocadie Richard de cette paroisse. Parrain
Charles Marcotte. Marraine Sophie Derome qui ont signés avec nous.
Le père n'a su signer. Prêtre: A. Godbout." Charles
est probablement né Derome, mais ses enfants seront connus sous
le nom de "De Rome". Lors du recensement de 1891, âgé alors de 22 ans, et toujours
à Cap-Santé, il exerçait le métier de corroyeur
(apprêteur de cuir). Il n'est pas clair quand Charles est parti
de Cap-Santé pour venir à Québec mais il s'est marié
à Amanda Lessard,
à l'Église St-Roch de Québec, le 6 octobre 1902.
Nous avons une photocopie du registre de leur mariage. Amanda était
mineure lors du mariage (moins de 21 ans). Charles était alors
domicilié dans le quartier Saint-Jean-Baptiste de Québec.
Apparemment, Amanda travaillait comme fille de chambre dans un hôtel
où travaillait Charles et c'est ainsi qu'ils se sont rencontrés.
Ils ont eu quatre enfants (voir la section suivante). Il était locataire ou propriétaire d'un hôtel dans
la Basse-Ville de Québec, près de la traverse de Lévis.
L'édifice qu'était son hôtel, au 61, rue Sault-au-Matelot
(en bas de la rue Sous-le-cap et à l'est de la rue de la Barricade),
est maintenant occupé par un café et des appartements (voir
plusieurs photos dans notre possession). Il s'agit d'un édifice
à quatre étages. Michel De Rome dit que son nom plus tard
est devenu l'Hôtel Brochu mais qu'il avait un autre nom pendant
que Charles en était le propriétaire. À l'époque,
l'hôtel aurait été surtout fréquenté
par des débardeurs qui laisse supposer une clientèle et
atmosphère un peu "rude". Il est mort le 21 janvier 1908 à l'âge de 39 ans d'une pneumonie
et fut enterré au Cimetière Belmont à Sainte-Foy.
Après la mort de Charles, selon Michel De Rome, étant une
femme, Amanda n'avait pas le droit de retenir la license de l'hôtel
[?]. Après l'année obligatoire de veuvage, elle s'est mariée
en 1908 à Émile Demers, originaire de Lévis. Selon
Lucette Michelin, avant le mariage, Émile vivait à Lévis
mais travaillait à une imprimerie à Québec en face
de l'hôtel de Charles De Rome. Il allait souvent à l'hôtel
pour ses repas du midi et c'est ainsi qu'il avait fait la connaissance
de Charles et Amanda. M. Demers était typographe au periodique
Le Soleil. Toujours selon Lucette, après le mariage, Émile et Amanda
ont acheté une maison à Saint-Michel-de-Bellechasse où
ils ont vécu environ deux ans. Nous avons des photographies de
cette maison prises en 1997 par Huguette Marcoux. Il voyageait tous les
jours sur le train pour aller travailler. Éventuellement, ils sont
déménagés à Québec. Alex De Rome a
aussi resté a La Durantaye en Bellechasse quand il etait jeune
enfant. On presume qu'il s'agit d'une maison (ou chalet?) d'Émile
Demers et non de Charles Derome. La demeure des Demers à Québec fut localisée à
227/229, 8ième rue (voir nos photographies prises en août
1997). Quand Alexandre De Rome et Fleurette se sont mariés, ils
ont resté chez les Demers pour un ou deux ans (au troisième
étage), vers 1936-1937. Amanda louait des chambres aux étudiants
de l'Université Laval (possiblement dans cette maison?). Normand
Michelin, mari de Lucienne, a demeuré aussi dans cette maison avec
son épouse. La famille de Amanda et Émile (les enfants de
Charles De Rome et les trois enfants de Amanda et Émile) a été
élevée dans la maison de la 8ième rue. La maison
fut vendue quand Émile fils s'est marié. Amanda et Émile
sont déménagés ensuite au 12, rue Saint-Denis près
du Château Frontenac (voir nos photographies prises en 1997). Quand ils étaient assez âgéees, les Demers ont vécu
chez leurs fils Émile à Charlesbourg. Grand-père
Demers est mort pendant qu'il vivait avec son fils et il était
suivi par Amanda le 3 juillet 1966, à l'âge d'environ 85
ans. Ses petits-enfants se souviennent d'une femme très sévère,
peu affectionneuse, et un peu étrange. Elle boitait à cause
de problèmes survenus suite aux complications qui auraient été
causées par une injection. Amanda venait de Saint-Michel-de-Bellechasse. Ses parents, Elzéar
Lessard et Delphine Bélanger, se sont mariés le 24 octobre
1882 à Saint-Michel. Ils n'étaient pas présents lors
du mariage de Amanda; son oncle Onésime Tardif y était.
Les parents de Elzéar furent Pierre Lessard et Desanges Laflamme,
mariés le 9 juillet 1844, toujours à Saint-Michel. Les parents
respectifs de Pierre et Desanges furent Pierre-Noël Lessard et Françoise
Roy et François Laflamme et Angélique Rouillard. Amanda avait au moins un frère, de nom Arthur (1894-1974). Nous
avons une photographie de sa pierre tombale du cimetière de Saint-Michel-de-Bellechasse.
Il était marié avec Annie Fournier (1895-1985). Alexandre
et Fleurette De Rome sont allés en Floride un hiver avec "Oncle
Arthur et Tante Annie". Ils ne se sont pas bien entendus et après,
il y avait peu de contact avec eux. Arthur et Annie apparemment sont allés
plusieurs fois en Mexique. Arthur avait des filles nommées Giselle
et Gilberte. À côté d'Arthur dans le cimetière
se trouve aussi une soeur d'Amanda: Létitia Lessard. N.B.: J'ai aussi des notes extensives sur la généalogie
de cette lignée de Lessard qui reste encore à écrire.
Les quatre enfants de Charles De Rome et Amanda Lessard furent les suivants: 1) Lucienne, n. le
3 septembre 1903 à Québec et baptisée au Basilique
de Québec. Elle a fait ses cours au Couvent des Ursulines. Elle
s'est mariée le 1 février 1932 à l'Église
Saint-Esprit à Québec à Normand Michelin. Ils ont
vécu dans La Beauce. Normand Michelin était tailleur de
cuir et un patroniste de souliers. Lucienne demeure actuellement (1997),
veuve, à Québec. Ils avaient sept enfants: 2) Alexandre, né le14 aout 1904. Il s'est marié
le 28 novembre 1936 a l'Église Saint-Esprit, Limoilou, avec Fleurette
Thérien. Plusieurs autres mariages,
baptêmes, et funérails de la famille se célébreraient
dans la même église dans les années à venir
(voir nos photographies prises en août 1997). Nous avons une cassette d'une entrevue entre Alexandre et France Marcoux
où il raconte sa vie; cette information reste à transcrire.
Il a travaillé au début de sa carrière pour une compagnie
de sable sur la rue des Sables à Limoilou. Cependant, à
peu près toute sa vie il a travaillé comme ingénieur
de locomotive pour le Canadien National (CN). Quand Alexandre et Fleurette se sont mariés, ils ont resté
en premier chez les Demers, parents de Alexandre, pour environ un an,
au troisième étage. Huguette est née pendant cette
periode. Ensuite, Alexandre avait un cousin Albert Demers, récemment
veuf, qui les a invité à venir vivre avec lui. Ils ont loué
le logement chez Albert pour environ une année et demi (sur la
Canardière au coin de la 6ième rue dans une demeure qui
est maintenant un salon mortuaire). Michel est né durant cette
periode. Vers 1939 ils ont déménagé à 123
8ième rue (numéro actuel) pour occuper la deuxième
étage d'un bloc d'appartements (voir nos photographies du bloc
prises en août 1997). Ils y ont vecu le reste de leur vie. Fleurette
y a vécu 54 ans et en plus, sa petite-fille Sylvie Girard l'a occupé
pendant environ un an après sa mort. Après sa retraite du CN, Alexandre et Fleurette allaient passer
tous les hivers en Floride, et cela pendant 16 ans. Ils sont allés
une fois à Miami, trois hivers à Mondora, et à St.
Petersburg les autres hivers. Pendant 13 ans, Huguette et Lyse sont allées
se joindre à leurs parents en Floride pour deux semaines. Alexandre
est mort le 1 septembre 1989 de cancer et enterré au Cimetière
Belmont, Sainte-Foy, Québec. Fleurette est morte quelques années
après, le 3 février 1992. 3) Jean-Baptiste ("John"). Il était typographe au Soleil.
Il s'est marié à Juliette Cadrin (originaire de St-Vallier
de Bellechasse). Ils avaient une fille Suzette, n. environs 1938, qui
est morte le 26 septembre 1949 à l'âge de 11 ans d'une maladie
soudaine. Ils avaient par la suite une deuxieme fille, aussi appellée
Suzette. John est mort le 17 mai 1965; Juliette demeurait à Québec
et elle est décédée le 25 octobre 2002. Suzette demeure
à Notre-Dame-du-Portage où elle et son mari ont une auberge. 4) Adrienne, n. le 27 juin 1907 dans l'hôtel sur la rue Sault-au-Matelot
à Québec. Elle était baptisée au Basilique
de Québec. Elle a fait ses cours au Couvente des Ursulines. Elle
s'est mariée le 21 mai 1960, à l'âge de 53 ans, à
Joseph-Émilien ("Émilien") Gallant au Basilique
de Québec. Elle a travaillé comme sécretaire chez
Dépôt Dentaire à Québec. On ne sait pas où
ils vivaient pour la majeure partie de leur vie. Ils passaient tous les
hivers en Floride. Elle demeure actuellement, veuve, à St. Catherines
en Ontario. Émilien avait un ou deux fils d'un mariage précédent.
Il était capitain d'une drague du fleuve Saint-Laurent. Il a travaillé
pour Louis DeRome (cousin germain d'Adrienne) de Marine Industries Limited
de Montréal. Les enfants de Émile Demers et Amanda (demi-frères et demi-soeurs
de Alexandre) ont été: 5) Émile, qui a travaillé chez Bell Téléphone
toute sa vie. Il est marié à Jacqueline Gaudy. Ils ont eu
cinq enfants (quatre garçons et la plus jeune, une fille). Ils
avaient une maison sur la rue Saint-Denis dans le Vieux Québec;
ses parents Émile et Amanda avaient un appartement dans sa maison
au quatrième étage. Plus tard ils se sont déménagés
à Charlesbourg (où ils vivent en 1997). Ses parents avaient
un appartement aussi dans la maison à Charlesbourg et ils vivaient
là jusqu'à leur morts. 6) Béatrice ("Tante Bee"),
n. le 16 octobre 1910. Elle s'est mariée à Émile
Bouchard et s'est marié une deuxième fois à Émile
Baril. Elle demeurait à Beauport, quartier Giffard. À l'âge
de 87 ans, elle est décédée le 19 novembre 1997.
Elle et M. Bouchard ont eu deux garcons: 7) Marie-Marthe ("Marthe") s'est mariée à Freddy
Clempson. Ils ont environ six enfants. Freddy a travaillé pour
les Forces Armées. Ils ont vécu sur le Base de Valcartier
mais maintenant ils demeurent à Chilliwack, C.-B. Les quatre enfants,
de Alexandre et Fleurette De Rome, furent: 1) Huguette, née le 30 décembre 1937 et maintenant décédée.
Pour ses deux enfants et d'autres informations sur son époux André,
voir les Marcoux. 2) Michel. 3) Lyse. 4) Gilles, n. le 23 avril 1945 à Québec. Il est décédé le 19 décembre
1981. La référence clé pour les premières générations
de la famille Derome est la monographie de Madame Bourget de Montréal.
Cette monographie, fait sur demande de son cousin, Jacques Lavigueur,
représente une source très riche de détails et informations
sur cette lignée de la famille. Sur cette page je ne présente
qu'un résumé des informations disponibles dans son document: Bourget (1997) inclut une bibliographie assez complète d'autres
références. Celles dont nous avons une copie et qui ont
été aussi d'utilité pour l'élaboration de
cette page sont les suivantes: De plus, de diverses sources Internet ont éte consultées
(voir les notes en bas de page). Pour les dernières générations de la famille, des
informations proviennent d'entrevues avec Lucienne et Adrienne De Rome
menées par France Marcoux en environs 1990. Informations additionelles
ont été fournies en 1997-1998 par Huguette Marcoux, Michel
et Charlotte De Rome, Lyse et Sylvie Girard, Yves De Rome, et Lucette
Michelin. (1) Des informations supplémentaires sur les Roullois proviennent
d'un site
de W. Wesley Groleau de Michigan (qu'il écrit "Roulois"). |
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