A Family Reunion

LA LIGNEE

Jean Derome, taillandier (?) de France, né env. 1590 --- m. --- Marie Goultier

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Denys Derome, taillandier de Québec né 1626 --- m. --- Jacqueline Roullois (7 enfants; descendante de Boulay et Masline)

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Jean Derome, navigateur de Québec, né 1678 --- m. --- Marie-Anne Ferré (3 enfants; descendante de Lasnon)

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Jean-Baptiste Derome, batellier de Québec, né 1708 --- m. --- Suzanne Jeanne (9 enfants; descendante de Hurdouil, Nepveu, Pot, et Savard)

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Jean-Baptiste Derome, maçon de Neuville, né 1734--- m. --- Marie-Rose Proulx (8 enfants; descendante de Arbour)

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Jean Derome, cultivateur de Cap-Santé, né 1759 --- m. --- Marguerite Gignac (4 enfants; descendante de Mongrain)

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Jean-Baptiste Derome, cultivateur de Cap-Santé, né 1783 --- m. --- Rosalie Hardy (14 enfants)

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Jean-Baptiste Derome, boucher de Cap-Santé, né 1818 --- m. --- Léocadie Richard (12 enfants; descendante de Paris, Proulx, et Germain)

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Charles Derome, hôtelier de Québec, né 1868 --- m. --- Amanda Lessard (4 enfants)

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Alexandre De Rome, cheminot de Québec, né 1904 --- m. --- Fleurette Thérien (4 enfants)

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André Marcoux, né 1933 --- m. --- Huguette De Rome (2 enfants)

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Douglas J. Graham, né 1958 --- m. --- France Marcoux

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Camille, née 1992 et Stéphanie Graham, née 1994

 

 

Famille Derome du Québec (1)

 

Dernière mise à jour de la page: 20 avril 2003.

Grace surtout à l'excellent ouvrage de Mme Magdeleine A. Bourget (voir Sources), la lignée De Rome est une des mieux documentées de France Marcoux, fille de Huguette De Rome.

 

 

Origines du nom Derome dit Descarreaux

Derome (1948) et Hébert (1950) nous fournissent un traitement temexhaustif de l'origine du nom Derome. Il faut commencer par noter qu'en France, à partir du quatrième siècle, et pour environ mille ans après, les pèlerinages étaient des événements très importants. Les lieux de pèlerinages les plus importants ont été la Palestine (aujourd'hui Israël), l'Italie, l'Espagne, et divers endroits en France. Après Bethléem et le Saint-Sépulcre, les pèlerinages les plus populaires étaient à Rome. Ceux qui se distinguaient par le fait d'être y allés, étaient désignés par les mots romieu, romier, ou tout simplement "de Rome". Avec le temps, beaucoup de ces surnoms ont évolué en noms de famille.

Le nom de famille "De Rome" (ou Derome) a fini par être très répandu et Casimir Hébert nous explique qu'il fallut éventuellement distinguer différentes familles en utilisant des surnoms. L'origine du nom de Denys Derome dit Descarreaux pourrait avoir plusieurs explications mais il est plus probablement relié au fait que sa famille fut originaire de Myennes, ville célèbre pour des industries de poterie et de tuiles, dites carreaux, et de limes dites aussi carreaux. On présume qu'à peu près tous les Derome du Québec sont descendu de Denys Derome et donc sont tous des Derome dits Descarreaux.

Il est à noter qu'au Québec le nom de la famille s'écrit de plusieurs façons: le plus souvent comme "Derome" mais on voit aussi De Rome, de Rome, De Romme, Derôme, DeRome, deRome, Deromme, Descarreau(x), Déscarreau(x), Decarreau(x), et même Carreau dit Derome. Dans les annuaires téléphoniques de Québec et de Montréal on trouve aujourd'hui le plus fréquemment "Derome" et c'était l'usage le plus commun des générations antérieurs. Cependant, dans notre branche de la famille de Cap-Santé, et dans quelques autres lignées, on voit il y a quelques générations une transformation en "De Rome". Pour simplicité dans le présent texte, j'utilise en général Derome mais "De Rome" à partir de la génération d'Alexandre, n. 1904, quant l'orthographe semble avoir changé (cependant, dans tous les cas on indique si possible l'orthographe utilisée dans les documents originaux). Le surnom "dit Descarreaux" semble avoir été formellement utilisé seulement de temps en temps et avoir disparu d'utilisation courante (dans notre branche de la famille) à peu près à l'époque de Charles De Rome. Cependant, certains membres de la famille, par exemple à Cap-Santé, avaient perdu complètement le nom Derome et étaient connus comme Descarreau(x) tout court.

 

Jean Derome, né env. 1590

Selon le registre de mariage de Denys, il était fils de Jean Derome de la commune de Myennes, près de la ville de Cosne dans la province de Nivernais, au coeur de la France. La ville de Cosne, maintenant appelée Cosne-sur-Loire, est située sur les rives de la Loire. Les quelques informations que nous avons des parents de Denys Derome nous proviennent de son acte de mariage de 1657. Il y est noté (voir extrait en Bourget, 1997) qu'il est "fils de deffunt Jean de Romme et de Marie Goultier de la paroisse de Mienne Le Cosne". Dans son texte cependant, Mme Bourget emploi ne nom Marie Gouiller.

D'après l'article sur Cosne dans le Dictionnaire universel de France (1726), "Aux environs de cette ville, il y a plusieurs forges de fer; on estime beaucoup les ciseaux et les couteaux de ces fabriques". On sait que Denys Derome était taillandier, c'est-à-dire, artisan de la fabrication des outils et fers tranchants; son père pratiquait probablement le même metier.

 

Denys Derome, né 1626

On ne sait pas quand exactement Denys est venu à la Nouvelle-France mais la première mention que nous trouvons de lui est un acte rédigé à Québec le 19 octobre 1653 par lequel il établit une taillanderie avec Urbain Beaudry. Denys avait alors 27 ans. C'était juste 45 ans après la fondation de Québec et on était dans la pire période de la lutte contre les Iroquois. Dans son ouvrage sur la famille, Gaston Derome se livre à des spéculations quand au raison d'émigration de Denys Derome. À ce moment, il regnait une grande misère en France à cause de la Guerre de Trente Ans (qui a pris fin en 1648), le mécontement publique de la Fronde, et le harcelement de la France d'un Condé à la tête de troupes espagnoles (1647-1658). D'ailleurs, il y a eu une bataille importante en 1652, emportée par le prince de Condé sur le maréchal d'Hocquincourt, qui a pris lieu à quelques kilomètres à peine de Cosne. C'est dans ce contexte qu'on peut imaginer que Denys Derome s'est laissé seduire par la campagne de propagande d'émigration et de recrutement de colons pour la Nouvelle-France menée alors par les Jésuites. Cette propagande visait des hommes de metier plutôt que des agriculteurs.

Derome (1948) et Bourget (1997) ont recueilli de nombreuses informations sur les activités de Denys Derome à Québec; cette dernière fournit de plus des détails extraordinaires sur la vie de son épouse. Nous ne fournit ici qu'un résumé des informations disponibles sur eux.

Dans la taillanderie établie avec Urban Beaudry, ils fabriquaient des outils propres à tailler pour les charpentiers, les charrons, etc. Après quatre ans de travail, Denys se marie le 17 avril 1657 à Jacqueline Roullois, n. le 6 octobre 1643 à Saint-Côme-de-Vair, Mamers, Le Mans, Maine, en France. Elle avait 13 ans lors du mariage et Denys avait 31. Le mariage s'est célébré à l'Église Sainte-Anne du Côte de Beaupré, officié par le Père Richard. Voir ci-dessus pour des informations sur la famille Roullois.

Quelques années plus tard, en 1662, Denys est propriétaire d'une place sise en la basse-ville de Québec "contenant quarante pieds de front sur dix-huit pieds de profondeur, regardant vers le fleuve Saint-Laurent et tenant d'un côté à la montagne sous le fort Saint-Louis, du côté sud à la concession de François Boyvin et du côté nord à Pierre Denis, sieur de la Ronde". Bourget (1997) nous présente une carte de la Basse-Ville de Québec de 1663 qui localise l'emplacement. Il va y bâtir une maison et une chambre à feu, une cave servant de boutique de forge, un grenier dessus, et derrière, un fournil. Probablement il n'y a rien de cette maison qui a survecu jusqu'à nos jours; sur cet emplacement se trouve actuellement une commerce, le Magasin Iroquois, à 14, rue Champlain (voir nos photographies prises en novembre 1997).

On présume que leur vie était assez difficile étant donné que Denys devait contracter plusieurs obligations et qu'on le voit a quelques occasions devant le Conseil Souverain obligé de payer des condamnations et des dettes. En 1662, Denys et sa femme font un act de donation mutuelle, équivalent d'un testament, dans lequel le premier à mourir s'engage à faire don de tous ses biens au survivant. Un tel acte s'est peut-être inspiré du fait qu'à l'époque, les Iroquois font encore ravages et des familles complètes sont anéanties à la Côte de Beaupré et sur l'île d'Orléans. L'intendant Jean Talon procède à un recensement détaillé de la Nouvelle-France en 1666; on y décrit la famille Derome ainsi: "Denys Derome dit Descarreaux, 42 ans, taillandier; sa femme, Jacqueline Roullois, 22 ans; Pierre Boubier, 26 ans, domestique taillandier."

Vers 1667 une histoire incroyable dénichée par Mme Bourget se déroule dans la famille Derome. Jacqueline Roullois, alors agêe de 24 ans, mariée depuis 10 ans, et toujours sans enfants, tente fuire de son mari et retourner en France! On ne peut qu'imaginer la situation qui l'aurait pu provoquer... Bourget (1997) présente l'histoire ainsi:

Au milieu de mois d'août 1667, il fait nuit. Non loin de Québec, sur la rive du fleuve, deux hommes, en silence, mettent une barque à l'eau. Une femme y monte et le trio, à la faveur de la marée, gagne le large. Michel et Joseph Poirier, avec bien sûr, l'assentiment de leur passagère, mettent le cap sur l'Île aux Coudres. Quelques jours plus tard, ils quittent cet endroit pour monter à bord du navire L'Oranger, avec la complicité du capitaine Thomas, pour regagner la France.

Cette fuite, on le conçoit, ne passe pas inaperçue: Denys Derome dit Descarreaux alerte les autorités au sujet de la disparition de son épouse. Comme tout s'ébruite, quelqu'un, peut-être Jeanne Gougerat, épouse de Pierre Pinel, a eu vent du complot et bientôt, tout Québec sait que la jeune épouse du sieur Derome a organisé cette évasion vers la France. Entre-temps, le capitaine Thomas, sur son navire l'Oranger, a quitté la rade de Québec. Les autorités agissent avec diligence et les fuyards sont appréhendés avant de pouvoir mettre à exécution leur mauvais dessein. Ramenés à Québec sous bonne escorte, on les traduit en justice les dix-huit, dix-neuf et vingt août.

Sans doute dans le but de donner des sentences exemplaires, le sieur Louis Théandre Chartier de Lotbinière n'y va pas de main morte à leur égard. Les deux Poirier sent condamnés pour tentative d'évasion en France, a "servir par force et en forme d'esclavage hors la ville et la banlieue de Québecq un maistre qu'ils sera par nous juger à propos le temps de trois années pour leur entretien et nourriture seulement tel qu'il leur sera donné, et à tenir Prison jusques à ce qu'il soit trouvé Maistre pour Eux".

Jacqueline Roullois, pour sa part, n'eut certes pas l'occasion pour trois ans de pareilles incartades, car on la condamna "à demeurer en la maison dudit deRome son mary qui luy servira de prison le temps de trois années, (avec) deffiances a elle d'en sortir et de recevoir compagnie sauf la permission sous peine de punition corporelle".

Quant à Pierre Pinel de Cap-Rouge, leur complice, puisqu'il avait donné une lettre écrite de sa main à Jacqueline Roullois afin qu'elle soit bien reçue à La Rochelle par la belle-mère de Pinel, et qui avait aidé à son évasion, ii fut condamné à cent livres d'amende applicable pour les deux tiers aux seigneurs de ce pays: (c'est sans doute eux qui en avaient le plus besoin), et pour l'autre tiers aux pauvres de l'hôpital de Québec. De plus, Pinel se voyait banni de Québec et de sa banlieue, pour trois ans.

Le seul qui semble être sorti indemne de cette aventure et qui d'ailleurs ne reparut pas à Québec avant 1670, fut le capitaine Thomas. On ne put évidemment l'appréhender car son navire avait pris le large avant le procès, et pour cause.

Pendant qu'elle était condamnée à "prison" et défendue de sortir de sa propre maison, elle a eu en 1669 leur premier enfant, une fille Marie (voir section suivante pour des détails sur leurs enfants). D'autres enfants suivent; le recensement de 1681 désigne la famille comme suit: "Denys Derome dit Descarreaux, taillandier, 55 ans; Jacqueline Roullois, sa femme, 35 ans; enfants; Marie, 12 ans; Élisabeth, 9 ans; Denis 7 ans; Jean, 3 ans; Michel, 1 an; domestique, Pierre, 30 ans. Un fusil, une vache". L'année suivante, en 1682, eut lieu une grande incendie; toutes les maisons de bois de la basse-ville de Québec furent détruites, ainsi que le chemin qui conduisait à la haute-ville, seul communication entre les deux quartiers de la ville. On suppose que Denys aurait alors souffert des pertes importantes.

Le 22 avril 1684, Denys et Jacqueline achètent une terre en la seigneurie de Beaumont, sur la rive sud en face de l'île d'Orléans (près de la ville actuelle de Beaumont): "cette tierre avec habitation, comprend trois arpents de front sur quarante de profondeur, ou environ. Elle joint d'un côté à Jean Carrier et de l'autre à Louis Marchand. Elle commence au fleuve Saint-Laurent jusqu'aux terres non concédées. Cette terre, les Dubois l'avaient obtenue de Charles Couillard des Ilets, seigneur de Beaumont, en 1672, alors qu'il y établissait les premiers colons" (Bourget, 1997).

Le couple continue cependant à vivre à Québec puisque, dans un deuxième chapitre extraordinaire dans la vie de Jacqueline, elle paraît devant le cour le 5 avril 1687 accusée de tenir une maison de prostitution! Elle comparait avec son mari et offrait de se retirer avec lui sur leur terre à la campagne. Le juge ordonne que "dans le mois de mai pour tout délai l'accusée se retirera de cette ville sur ladite terre, enjout à elle d'y vivre honnêtement avec défense de recevoir aucune personnes à peine de punition corporelle" (Bourget, 1997). Ils déménagent alors à Beaumont et ils louent leur maison sise devant le Cul-de-Sac. Ils la vendent en 1688.

Au mois de mars de 1692, Denys est hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Québec pour 25 jours; il y est traité de nouveau le mois suivant pour tout le mois et quitte la institution le 30 mai 1692, apparemment en voie de guérison. Mme Bourget specule que Jacqueline est aussi revenue à Québec à ce moment; elle a toujours à sa charge deux enfants mineurs. Denys est mort quatre ans après, probablement en 1696, à l'âge d'environ 70 ans, probablement à l'Hôpital Général de Québec. Sa veuve Jacqueline avait alors 54 ans. Elle établit un bail de location de son habitation et ferme de Beaumont et s'établit définitivement à Québec.

Elle vivait dans la pauvreté à Québec, avec en plus deux enfants qui sont malades. Le 25 octobre de 1703, elle loue une maison, avec son fils Michel, située en la Basse-Ville de Québec, sur la rue de Meulles. C'est peut-être cette même "maison paternelle" qu'habite plus tard son petit-fils Jean-Baptiste Derome (Bourget, 1997 semble indiquer aussi que ses fils Jean et François l'habitaient?). La rue de Meulles, localisée immédiatement en arrière de la rue Champlain en bas de la falaise, fut ouverte en 1685 et est connue aujourd'hui comme la rue Petit-Champlain.

Incapable de payer ses dettes, ses créanciers mettent en marche l'année suivante les demarches pour saisir sa propriété à Beaumont. Le 28 février 1707, elle est de nouveau devant les cours pour loyer de trois mois non payé; ce loyer est sis rue Notre-Dame. Elle décéda le 18 mai 1718 et est inhumée le jour même.

 


La Famille Roullois

Jacqueline Roullois était la fille de Michel Roullois et de Jeanne Masline (Masline est l'orthographe employé dans le contrat de mariage mais Mme Bourget utilise le nom Maligne dans son texte; on voit parfois dans autres sources les orthographes Malier (1)). Michel Roullois est né en 1623 à Saint-Pierre, Des Ormes, Maine, France. Son père est Marin Roulois, n. env. 1595 à Saint-Pierre et sa mère Perrine Boulay, n. env. 1595, aussi à Saint-Pierre. Ils se sont mariés en 1623. Marin est mort à Le Mans, Saint-Pierre et son épouse est décédée avant1623 en France à Le Mans. Perrine ayant décédée après la naissance de Michel, Marin s'est remarié à Marie Vaultier le 10 juillet 1623. Il paraît que la famille Roullois ait ensuite déménagé de Saint-Pierre à Saint-Côme-de-Vair ou le fils Michel est baptisé en 1630. Michel s'est marié à Jeanne Masline en 1641 à Saint-Côme. Elle est née en 1609 ou 1616 et baptisée en 1625 à Saint-Côme (selon (1); née en 1614 selon (2)).

La famille Roullois, de Saint-Côme-de-Vair en France (présumément près de l'actuelle ville de Le Mans), avait entendu les conférences de Robert Giffard et se joignait au dernier voyage dudit sieur de Giffard en 1650. La famille se composait de Michel et Jeanne et deux filles, Jacqueline et Magdeleine. Il est à noter donc que Jacqueline Roullois est probablement arrivé au Québec avant son futur époux, Denys Derome. Michel Roullois s'installait à Beaupré ou il cultivait la terre qu'il avait acheté du Sieur R. Robineau. Selon le contrat notariel qui précédait le mariage de sa fille Jacqueline, Michel a promis de donner au marié une vache trois ans après, 18 minots de froment (blé) dans quatre ans, et d'habiller la mariée à la discrétion de la belle-mère.

Octogénaire, Jeanne est décédée à Château-Richer le 4 janvier 1689 et enterrée la journée suivante. Michel est mort le 12 ou 13 octobre 1690 à l'Ange-Gardien (Beaupré).

Les enfants de Michel et Jeanne Roullois sont les suivants:

1) Jacqueline, née le 6 octobre 1643 en France et bapt. le 6 octobre de l'année suivante. Voir ci-haut pour l'histoire de sa vie.

2) Jeanne, née 1644 en France. Elle est probablement morte de bas âge.

3) Magdeleine (ou Madeleine selon (1) et selon Bourget), née 1646 (2) ou 1647 (1) en France. Elle s'est mariée en premier, à l'âge de 12 ans, le 3 août 1660 à Québec à Nicolas Quentin dit Lafontaine, né 1633 en Normandie. Denys Derome était un des témoins au mariage. Ils demeuraient à Château-Richer et à l'Ange-Gardien et ont eu six enfants. Pour une raison inconnue, le 22 avril 1662 (2), Nicolas a été condamné à payer à Marie Pichon, veuve de Charles Sévestre, la somme de 143 livres tournois. La quittance de l'amende eut lieu le 20 mars 1670 et c'est Étienne Lessard qui représentait la veuve et ses héritiers. Il est intéressant à noter que Marie, Charles et Étienne sont tous les ancêtres directs de mes enfants à travers la famille Lessard). Nicolas est mort le 27 mai 1683 à L'Ange-Gardien. Le site de L'Association des Quentin-Cantin d'Amérique du Nord nous fournit d'autres informations plus détaillées sur Nicolas Quentin et ses descendants (un dictionnaire généalogique de la famille dénombre actuellement 5500 Cantin!). Brièvement, les enfants de Magdeleine et Nicolas Quentin furent:

  1. Anne, née le 22 octobre 1665 à Château-Richer et morte en 1711 à Pointe-aux-Trembles, Comté de Portneuf. Elle s'est marié trois fois, et a eu des enfants de chaque mariage, à: Louys de Lamarre, Louys Ouvrard dit Laperrière, et Nicolas Boscher.
  2. Denys, né le 16 juillet 1668 à Château-Richer. Son parrain fut son oncle paternel, Denis Derome dit Descarreaux. Il s'est marié à Ursule Godin et ils ont eu six enfants. Il est mort en 1719 (1) à Québec (date inconnue selon (2)).
  3. Magdeleine, né le 29 juillet 1673 à L'Ange-Gardien, morte 1743 à Québec. Elle épousera Nicolas Laberge et ils ont eu 4 enfants.
  4. Louys, né le 1 janvier 1676 à L'Ange-Gardien, mort en 1728 à Québec. Il épouse Marie Mathieu et le couple aura 18 enfants.
  5. Marie-Jeanne, née le 5 août 1678 à L'Ange-Gardien. Elle épouse Guillaume Laberge et ils auront 13 enfants.
  6. Charles, né le 26 mars 1681 à L'Ange-Gardien, mort en 1716 à Québec. Il épouse Marie-Madeleine Vézina mais ils n'ont pas eu d'enfants.

Après le mort de Nicolas, Magdeleine s'est remariée à Louis Boucher, veuf de Marie Meslie, le 11 (2) ou 20 (1) août 1684 à L'Ange-Gardien quand elle avait 37 ans mais elle n'a pas eu d'enfants additionnels. Quinze ans plus tard, soit le 29 mai 1699, ce couple se séparera volontairement et Magdeleine se verra dans l'obligation de faire donation de ses biens à son fils Louis Cantin. Elle est morte en 1705 à L'Ange-Gardien.

4) Michel, né le 9 janvier 1655 à Québec. Il s'est marié à Catherine Drouin le 24 novembre 1676 à Château-Richer. Il est mort à Château-Richer le 16 février 1686, dix ans après son mariage, laissant six enfants. Elle se marie de nouveau à Guillaume Simon en 1688.


 

Jean Derome, né 1678, et Frères et Soeurs

Denys Derome et Jacqueline Roullois ont eu sept enfants. Tous leurs descendants du nom Derome sont assurés par leurs deux fils Jean et Michel, selon le document de Gaston Derome. Les enfants de Denys Derome furent (voir aussi Bourget [1997] pour des informations plus détaillées):

1) Marie, n. et bapt. le 10 novembre 1669. Son parrain fut Ange Grignon et sa marraine Marie Soumandre (ou Soumande) fille d'une autre taillandier de la Basse-Ville de Québec. Elle épousa Jean-Baptiste Mondin (ou Mondain) le 16 novembre 1694 à l'Église Notre-Dame de Québec. Jean est né à l'île d'Orléans le 21 avril 1669, fils de Antoine et Marie Pavior. Elle décéda à l'Hôtel-Dieu de Québec le 15 décembre 1721, âgée 52 ans. Jean-Baptiste se mariait une deuxième foix à Jeanne LeTellier et décéda à Québec le 5 février 1725. On ne sait pas s'ils ont eu des enfants.

 

2) Élisabeth, n. et bapt. le 23 septembre 1672. Son parrain fut Jean Maheu et sa marraine Élisabeth Aubé. Elle épousa le 7 janvier 1698 Jacques Bernier. Jacques est né à Fontenay le Comte, Poitou, France en 1661 et était voyageur et maître de barque. Ils ont eu sept enfants et elle mourut à Québec le 9 décembre 1708. Jacques Bernier s'est remarié à Angélique Greslon, a eu cinq autres enfants, et est mort le 13 janvier 1718. Selon des informations de Huguette Jobin (3), les enfants de Élisabeth Derome et Jacques Bernier, tous nés à Québec, furent:

  1. Geneviève-Françoise, n. le 30 avril 1699 et morte le 4 juin 1703.
  2. Marie-Élisabeth, n. le 10 mai 1700 et morte le 8 janvier 1714/1715 à l'Hôtel-Dieu de Québec.
  3. Jean, n. le 30 août 1702 et mort le 9 février 1703 à La Durantaye [?].
  4. Jeanne, n. le 12 janvier 1703/1704. Elle s'est mariée en 1725 à Joseph Beriau. Pour des informations sur ses enfants voir (4).
  5. Angélique, n. le 1 novembre 1705 et morte le 10 novembre 1727 à l'Hôtel-Dieu de Québec.

 

3) Denys-François, n. et bapt. le 2 mai 1675. Ses parrains furent François Hazeur, marchand et bourgeois, et Jeanne Delestre. Trente ans plus tard, François Hazeur était parmi ceux qui exigeait le remboursement des dettes de Jacqueline, mère de Denys-François! Denys-François est cité le 10 janvier 1705 à Neuville selon Bourget (1997) qui note qu'on a perdu sa trace depuis.

 

4) Jean, né le 10 et bapt. le 11 décembre 1678 à Québec. Son parrain fut Gentien (ou Jean) Amiot, serrurier, et sa marraine Simone Bisson, fille de Gervais et M. Lereau. Jean était navigateur, tout comme son frère Michel. Ils ont acheté ensemble une chaloupe en 1705 mais Jean abandonnera sa moitié en 1706 à son frère et ce dernier la perdra par jugement en 1708, aux mains de Mathurin Paulin son ex-associé, probablement pour non-paiement de ses obligations.

Le 28 janvier 1706, il établit un contrat de mariage avec Marie-Ane Ferré et il la marie le 1 février 1706 à Québec. Elle est née à Neuville le 19 novembre 1675 et baptisée le lendemain à l'Église Saint-François-de-Sales de Neuville. Elle a signé un contrat de mariage avec Mathurin Paulin mais celui-ci fut annulé le 8 janvier 1690; c'est le même Mathurin qui 18 ans plus tard est impliqué dans la perte de la chaloupe de son futur époux! Le 11 février 1694 elle épousa René Lanceleur, maître de barque, et ils ont eu cinq enfants. René est mort le 26 décembre 1702. Pour payer ses dettes, la veuve fait cession et abandon le 22 mars 1703 d'une barque de 26 tonneaux nommée le Saint-François d'Assise. Par la suite elle convala en deuxièmes noces avec Jean Derome.

Jean et Marie-Anne Derome ont eu trois enfants mais la mère est morte jeune, âgée de 36 ans, le 12 juin 1711. Elle fut inhumée le 13 juin en l'Église Notre-Dame de Québec. Jean est mort quelques jours plus tard, le 15 juin 1711 à Québec, âgée de 33 ans. Il fut inhumé le lendemain. Bourget (1997) spécule que le jeune couple fut victimes des fièvres malignes (la "maladie populaire") qui ravageaient le pays durant les années 1710-1718. Ils ont laissé orphelins deux jeunes enfants de moins de trois ans (et sans doute les cinq enfants nés de son mariage avec René Lanceleur). Aucune tutelle n'a été enregistrée et on ne sait qui les a pris en charge.

 


La Famille Ferré

Les parents de Marie-Anne Ferré (écrit parfois Ferret) étaient tous les deux immigrants de la France. Pierre Ferré était matelot, et originaire de St-Pierre-le-Fort, Normandie. Il avait obtenu le 20 mars 1667 une concession à Neuville. La mère de Marie-Anne, Marie Lasnon, n. 1647, était une fille du roy et originaire de St-Vivien de Rouen, Normandie. Elle est arrivée à Québec en 1667 avec une dote de trois cents livres. Ils se sont mariés à Québec le 24 novembre 1667 et s'installèrent à Neuville. Ils ont eu dix enfants, Marie-Anne étant la quatrième. Lors du recensement de 1681, ils avaient déjà cinq enfants, six bêtes à corne, et 25 arpents à cultiver.

Le 5 novembre 1693, Pierre Ferré a vendu sa terre à son futur gendre, René Lanceleur, et il devint maître de barque. Il est décédé à Neuville entre février 1694 et mars 1695. Après la mort de son mari, Marie Lasnon s'est remariée le 8 mai 1701 à Pierre Ledoux dit Latreille, menuisier de l'île d'Orléans, lui aussi veuf. Il décéda en 1706 et Marie le 10 mars 1717 à l'Hôtel-Dieu de Québec. Parmi les autres enfants de Pierre Ferré, on a des informations seulement sur Benoît, maître de barque, qui a établit un bail à loyer d'une maison avec son beau-frère René Lanceleur en 1696. Il s'est marié à Marie-Madeleine Duchiron.


 

5) Michel, n. le 14 et bapt. le 15 novembre 1679. Son parrain fut Michel Guyon de Rouvray et sa marraine Ursule Levasseur. Michel était charpentier de navires et navigateur. Il s'est marié deux fois. En premières noces il épousa Marie-Madeleine Dussault à Neuville le 20 janvier 1705. Née vers 1679, elle était la fille de François Dussault et Geneviève Mezères. Au début de leur mariage, il vivaient à Neuville, revenant à Québec vers 1711. Elle est morte le 7 février 1718 à Québec. Il s'est remarié le 9 mai 1718 à Marie-Louise Métivier, à Québec (fille de Louis Métivier et Louise Savaria). Marie-Louise est née à Beauport le 5 décembre 1698. Michel est décédé et fut inhumé le 14 mai 1743 à Québec.

Michel fut le père de 14 enfants dont les descendants essaimèrent dans les deux régions de Québec et de Montréal. Les enfants de son premier mariage furent:

  1. François-Xavier, n. et bapt. le 8 février 1706 à Neuville. Marié avec Charlotte Viau. Un fils Charles s'est marié à Québec en 1774 avec Marie-Anne Bois.
  2. Jean-Baptiste, n. le 22 et bapt. le 23 mars 1708 à Neuville. Jean-Baptiste, connu comme "Jean-Baptiste Decarreau", était charpentier de navire de la rue Champlain. Il a acheté une maison sur la rue Champlain avec son cousin germain, Jean-Baptiste Derome.
  3. Angélique-Félicité, n. et bapt. le 27 août 1710 à Québec.
  4. Marie-Catherine, bapt. le 12 janvier 1712 à Québec mais morte le 23 novembre de la même année.
  5. Michel, n. le 23 et bapt. le 24 mars 1714 à Québec. Il est mort de bâs age.
  6. Michel, n. le 13 et bapt. le 15 février 1716 à Québec mais il est mort le 27 janvier de l'année suivante.

Les enfants de son deuxième mariage avec Marie-Louise Métivier furent (ils avaient 8 au total (5)):

  1. Marie-Louise, n. le 30 et bapt. le 31 octobre 1720 à Québec.
  2. Michel, n. le 17 et bapt. le 18 mai 1723 à Québec. Il est mort le 18 septembre de 1725, le troisième enfant de nom Michel à mourir très jeune. Bourget (1997) note aussi qu'un de ses fils, Michel, est déjà établi à la Rivière-Des-Prairies en 1732. Selon les informations présentées ici, il n'y avait pas de fils Michel survivant de l'enfance. Il est possible que cette mention réfère plutôt au Michel, le père; peut-être qu'il se soit installé dans la region de Montréal avant de revenir a Québec pour mourir?
  3. Marie-Hélène, n. le 25 et bapt. le 26 février 1725 à Québec.
  4. Marie-Madeleine-Françoise, n. et bapt. le 22 août 1729 à Québec.

 

6) Jeanne, n. le 23 et bapt. le 24 janvier 1683 à Québec. Son parrain fut Philippe Étienne de Saintes et sa marraine Jeanne Pellerin. Elle épousa le 11 février 1706 à Étienne Amyot/Lincourt (ou Amiot-Villeneuve selon Derome, 1948), n. le 4 février 1681, et fils de Charles et Rosalie Duquet. Il était "bourgeois et navigateur". Elle mourut le 10 mars 1715, âgée de 32 ans, six semaines après la naissance de jumeaux, ses sixième et septième enfants. Les jumeaux moururent le 9 février suivant. Étienne s'est remarié à Marie-Angélique Halay et a eu huit autres enfants.

 

7) Angélique-Félicité, n. et bapt. le 2 septembre 1685. Son parrain fut Jean-Baptiste Duquet et sa marraine Élisabeth Chasle. Elle épousa le 7 avril 1711 Étienne Loisy dit Desrochers, originaire de la Beauce en France. Il était alors soldat de la Compagnie de Courtemanche. Ils ont eu six enfants. Elle est morte à Québec le jour de Noël 1759 et fut inhumée le lendemain à l'Église Notre-Dame de Québec.

 

Jean-Baptiste Derome, né 1708, et Frères

Gaston Derome note que "les descendants de Jean se divisèrent en deux groupes: celui de la région de Québec et celui de la région de Montréal. Ce dernier groupe s'étend à Saint-Philippe de Laprairie, L'Acadie, près de Saint-Jean, Saint-Jacques-le-Mineur, La Tortue et Saint-Mathieu de Laprairie". Les enfants de Jean Derome et Marie-Anne Ferré furent tous orphelins, et on ne sait qui les a pris en charge:

1) Jacques-Jean, n. le 9 et bapt. le 10 avril 1707 à Québec. Ses parrains furent Jacques Bernier, oncle paternel, et Marie Durand. Il est mort quelques semaines plus tard, le 27 du même mois.

 

2) Jean-Baptiste Derome, né le 3 et bapt. le 4 mai 1708 à l'Église Notre-Dame de Québec. Ses parrains furent Nicolas Durant et Catherine Lemoine. Il est devenu capitaine dans la marine marchande. Il s'est marié le 16 septembre 1732 à Québec avec Suzanne Jeanne (ou Robertjeanne ou parfois Jeannes). Elle est né à Québec le 13 et baptisée le 14 avril 1712. Ses parrains furent Jean-Bernardin Lesage et Suzanne Neveu, grand-mère maternelle).

Le couple s'installa dans la "maison paternelle" de la rue de Meulles et ils ont eu leur premier enfant (de cinq) en 1734 (voir la section suivante). Le 28 décembre 1734, il acheta avec son cousin germain Jean-Baptiste Derome (fils de Michel), un emplacement (avec maison) situé dans la Basse-Ville de Québec, sur la rue Champlain. En 1737 il commandait la Marie Masse, vaisseau marchand canadien qui faisait des voyages à l'île Royale où il transportait des vivres pour le compte d'un marchand de Québec. Lors du recensement de 1744, ils demeuraient toujours, avec quatre enfants, sur la rue de Meulles.

En 1745, on le retrouve commandant du bateau le Saint-Joseph qui appartenait aux sieurs Havy, négociants de Québec, faisant un voyage sur la côte de Labrador, avec mission d'y rapporter une cargaison de sel. Le sel, tout comme d'autres denrées, est devenu rare à cause du blocage des navires par les Anglais. En 1749, il avait un contrat pour livraison de farine entre le moulin de Sault-à-la-Puce (près de Château-Richer) en le port de Québec.

Le 21 janvier 1752, ils ont acheté, de son frère Joseph et de son épouse Marie-Angélique Fillau, la moitié d'un terrain (avec maison) situé en la Haute-Ville de Québec, rue Saint-François. Bourget (1997) inclut une carte avec l'emplacement exacte indiqué. Le terrain faisait partie de l'héritage de Marie-Angélique. Cependant, la famille n'a pu profiter longtemps de la nouvelle maision. À l'âge de 42 ans, Suzanne Jeanne est décédée le 22 novembre 1754. Le 21 janvier 1755, s'est fait un inventaire des biens de la communauté de Jean-Baptiste Derome. Bourget (1997) nous fournit la liste complète et détaillée de ses dettes et de tous ses biens. La fascinante liste nous donne un aperçu de la qualité de leur vie; on y déduit qu'il s'agissait d'une famille très pauvre.

Il s'est marié pour une deuxième fois, le 14 avril 1755, à l'Église Notre-Dame, à Magdeleine Hunault. Née le 19 juin 1738, elle était alors âgée de 27 et lui en avait 47. Magdeleine était la fille de Gabriel et Magdeleine Lafarge-Henry. Ce n'est pas clair si Jean-Baptiste s'installa ou non dans la maison de la rue Saint-François. Quelques années plus tard, en 1758, le couple demeure dans la paroisse Saint-Joseph de Beauport. Au cinq enfants de son premier mariage, s'ajoutèrent un autre sept enfants.

Il prit une part active à la Guerre de Sept Ans (1756-1763) selon Derome (1948). En 1762, ils achètent un terrain à Beauport avec une maision et une étable. Le présent hôtel de ville de Beauport se situe en partie sur ce lot; voir la carte en Bourget (1997).

Le 21 août 1764, il paye le solde dû sur sa maision de Beauport. Mais, possiblement afin de s'éloigner de la régime militaire qui s'installe à Québec sous les Anglais, il décide de déménager à Montréal. Vers 1770, à l'âge de 62 ans, Jean-Baptiste y déménage avec neuf enfants de sa famille (deux filles déjà mariées, Suzanne et Marie-Louise, demeurent à Québec ainsi que Jean-Baptiste,notre ancêtre). Ses fils, Georges et Joseph-François, établissent de nouvelles branches de la famille aux alentours de Montréal. Son âge l'a dû exempter du service militaire lors de la Guerre de l'Indépendance Américaine (1774-1782) mais il a quand même vécu la capitulation de Montréal et l'occupation de la ville par les Américains pendant environ un an.

En 1774 il est indiqué qu'il demeure avec son épouse dans le fauxbourg de Québec à Montréal. En 1781, Jean-Baptiste, "maître charpentier", et sa conjointe, habitent le fauxbourg Saint-Louis, près de Montréal. Il est mort le 13 décembre 1790, à l'âge de 82 ans, et inhumé deux jours plus tard. Ses obsèques sont célébrées le 15 décembre en l'Église Notre-Dame de Montréal. Il est inhumé dans le cimetière près de l'église. Sa deuxième épouse Madeleine l'a survécu sept ans. Elle est morte à Montréal le 12 août 1797.

 


La Famille Jeanne

Le père de Suzanne fut Martin Jeanne, navigateur et maître de barque à Québec sur la rue Champlain. Il était fils de Robert Jeanne, originaire de St-Sever de Rouen, Normandie, marié le 21 janvier (?) 1665 à Québec avec Françoise Savard (parents Simon Savard et Marie Hurdouil). La mère de Suzanne fut Marie Pot, originaire de Batiscan. Les parents de Marie Pot furent Nicolas Pot et Suzanne Nepveu. Martin et Marie se sont mariés à Québec le 17 janvier 1707. Le seul frère ou soeur connu de Suzanne est "M.-Jeanne Robertjeanne", mariée à Georges Dubois (en 1755 George fut nommé tuteur des enfants de Jean-Baptiste Derome, c'est-à-dire de ces neveux et nièces).


 

3) Joseph, n. et bapt. le 1 mars 1710 à l'Église Notre-Dame de Québec. Ses parrains furent Joseph Riverin et Marie-Madeleine Duchiron (tante maternelle). Joseph était cordonnier de profession. Il s'est marié avec Marie Angélique Fillau de Québec (Mme Bourget écrit Marie-Angªlique et aussi Filteau; la source (5) ªcrit "Angªlique Filliau"), n. le 25 octobre 1716, et fille de Jean-Baptiste Fillau dit Dubois, menuisier, et de Marie Plante. Le mariage fut célébré le 1 septembre 1732 en l'Église Notre-Dame de Québec. Joseph était assistant bédeau dans l'Église Notre-Dame de Québec.

Ils avaient 14 enfants (5). Un fils Charles s'est marié à M.-Élisabeth Crépeau en 1770 et avec M.-Élisabeth Larose en 1781. Une fille, M.-Louise Jeanne, fut la marraine en 1740 de son neveu Georges Derome.

 

Jean-Baptiste Derome, né 1734, et Frères et Soeurs

Jean-Baptiste Derome et Suzanne Jeanne ont eu neuf enfants, dont sept vivants:

 

1) Jean-Baptiste, né le 13 janvier 1734 et bapt. le même jour en l'Église Notre-Dame de Québec. Ses parrains furent Toussaint Dubreuil et M.-Louise Laborde. Jean-Baptiste est le seul garçon de la famille à rester dans la region de Québec; tous ses frères et demi-frères établiront des lignées dans la région de Montréal. Il était maçon et il exerça son metier à Saint-François-de-Sales, comté de Portneuf. On ne sait pas quand exactement il y a déménagé de Québec. Selon Bourget (1997), au début de sa carrière, il signait son nom "Jean Derome, fils" mais il se fera connaître sous le nom de "Décarreaux". Mais, elle note aussi que dans tous les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales, son nom est y inscrit comme "Décareau".

Le 9 février 1756 il épousa à Neuville Marie-Rose Proulx (écrit parfois Prou). Marie-Rose est née le 29 janvier 1730 et bapt. à Neuville le même jour. Ses parrains furent Thomas Petit et Marie-Clément Proulx.

Pour des riches détails de la vie de Jean-Baptiste, voir la monographie de Bourget (1997). On ne note ici que les faits saillants. En juillet 1756 il achète un terrain au centre de Trois-Rivières (voir la carte de Bourget, 1997 qui montre l'emplacement exact). Jean-Baptiste y bâtit une maision et la vend une année plus tard. La famille s'établit à Neuville où est né leur premier enfant en 1759 (de huit).

Dans le livre souvenir La Vie de Cap-Santé, on trouve une section sur l'histoire de la construction de l'église actuelle où on décrit les problèmes financiers encontrés pour finir les tours et la façade. "Fatigué des retards, Rendaud, maçon et entrepreneur, abandonne son entreprise que l'on remet entre les mains d'un certain M. Descarreaux, de Neuville. Ce dernier termine donc les tours déjà commencées et le pignon de la façade. Le charpentier Belisle élève les clochers; les Godin fabriquent les bancs; les manoeuvres finissent leur tâche. En 1767, on enlève les derniers échafaudages, l'oeuvre est enfin terminée."

Jean-Baptiste jouissait d'une très bonne reputation comme maçon. En 1767, il travaillait sur la construction de l'église de la paroisse de Saint-Thomas-de-Montmagny. En 1768, il achète un terrain à Neuville ou il construit une maison. L'emplacement du terrain semble être indiqué sur la carte de la p. 44 de Bourget (1997). Le 12 mars 1776, il vend sa terre à Louis Marcoux (parenté?!). Il n'est pas clair où allait Jean-Baptiste après cette vente. Il décéda avant 1803 mais l'état des registres paroisseaux ne le permettent pas savoir avec plus de précision. On ne sait pas non plus quand Marie-Rose Proulx est morte.

 


La Famille Proulx

Les parents de Marie-Rose, tous deux de Neuville, fut Jean Proulx et Geneviève Arbour. Le 3 janvier 1767, Geneviève est décédée.

À partir d'informations fragrmentaires, on sait que d'autres enfants de la famille furent: François; Joseph (marié avec Marie-Anne Mercure); et Antoine (parrain de sa nièce Marie-Rose Derome).


 

2) Suzanne, n. et bapt. à l'Église Notre-Dame de Québec le 4 septembre 1735. Ses parrains furent Charles Levreau de Charlesbourg et Angélique Derome dit Descarreau. Elle se maria le 22 mai 1758, à Notre-Dame de Foy, avec Antoine Joseph Samson, forgeron, fils de Joseph et M.-Anne Sédillot dite Montreuil. Il est né à Notre-Dame de Foy le 11 mai 1731.

 

3) Pierre-Charles, n. le 20 et bapt. le 21 mai 1738 en l'Église Notre-Dame. Ses parrains furent Pierre Lefebvre et M.-Charlotte Duverger. Il décédait à l'âge de 25 ans, à Pointe-aux-Trembles (Neuville).

 

4) Georges, n. et bapt. le 5 juin 1740 à Québec. Ses parrains furent Georges Dubois et M.-Louise Jeanne (sa tante maternelle). Le 26 janvier 1767, il épousa à Repentigny, Amable Lacombe, fille de Jean-Baptiste et Madeleine Veine. Veuf, il épousera plus tard à Chambly, le 17 février 1787, Louise Catudal, veuve de François Ledoux et fille de Jean-Baptiste et Marguerite Champigny.

 

5) Marie-Louise, n. et bapt. à Notre-Dame de Québec le 5 juin 1743. Ses parrains furent Louis Gingras et M.-Anne Derenom. Elle décède quelques mois plus tard, le 26 décembre 1743.

 

6) Marie-Louise, n. et bapt. le 6 juin 1745. Ses parains furtent Pierre Chevers et Louise Cureux. Le 26 mai 1766 elle épousa à Pointe-aux-Trembles (Neuville), Jean-Baptiste Martin. Il est né à Saint-Augustin le 21 juillet 1722, fils de Étienne (garde de port pour la compagnie du Domain de d'Occident) et Geneviève Arbour.

 

7) Joseph-Marie, n. et bapt. le 30 mai 1747, avaient pour parrains "Joseph Deromme dit Décarreau" et Élisabeth Giffard. Il est mort jeune, le 8 mars 1748.

 

8) Joseph-François, n. et bapt. le 7 mars 1749 en l'Église Notre-Dame de Québec. Ses parrains furent Joseph Malboeuf dit Beausoleil et M.-Anne Cureux. Il déménagea avec ses parents à Montréal, traversa le fleuve, et épousa à Longueuil le 21 novembre 1774 Julie Thuot, fille de Pascal et M.-Joseph Trudeau. Il s'établit à Saint-Philippe, dans le territoire actuel de la paroisse de Saint-Jacques-le-Mineur. Laboureur, il est mort le 10 décembre 1791 et inhumé à Saint-Philippe-de-Laprairie, à l'âge de 44 ans. Ils ont eu 5 enfants (5), incluant:

  1. Joseph.
  2. Jean-Baptiste, n. le 23 mars 1780 à Saint-Philippe-de-Laprairie. Il épousa à l'Acadie le 13 juin 1808 Louise Coupal (1794-1871), fille de Joseph Coupal et de Marie Jourdonet, et soeur du patriote Antoine Coupal-Lareine. Ce fils, selon Derome (1948), est l'ancêtre de tous les Derome de la rive sud de Montréal (voir son document pour d'autres informations sur cette branche de la famille). Il fut le père de 17 enfants, dont 11 parvinrent à l'âge adulte. Jean-Baptiste est mort le 7 octobre 1842 et fut inhumé à l'Église de Saint-Jacques-le-Mineur. Louise Coupal est morte le 18 janvier 1871 et y fut inhumée aussi.

     

    Quelques présumés descendants notables de Jean-Baptiste incluent: le patriote Édouard Derome (1803-1871); Louis-Joseph-Amédée Derome (1841-1922, fondateur de l'Adoration Nocturne au Canada et surnommé le "saint homme de Montréal"); Léon Derome (1825-1907), boucher et protecteur de Calixa Lavalée; et Isaïe Derome (1835-1911), notaire.

 

9) François-Xavier, n. le 1 et bapt. le 2 décembre 1752 à Québec. Ses parrains furent François Pero et Suzanne Descarreaux. Sa mère Suzanne est morte en novembre 1754 quand il n'avait que deux ans; il est mort l'année suivante le 8 septembre 1755. Aussi morte très jeune fut une fille, Marie-Anne, de parents inconnus, qui fut mise en nourrice chez la famille de Jean-Baptiste et Suzanne. Elle décédait le 8 novembre 1748, à l'âge d'un an.

 

Jean-Baptiste Derome et sa deuxième épouse, Magdeleine Hunault, ont eu huit enfants additionnels. Tous ces enfants ont accompagné leurs parents lors du déménagement à Montréal en environ 1770. Derome (1948) disent que les trois frères Magloire, Michel, et François épousèrent des Montréalaises et "leurs descendants se muliplièrent dans la future métropole". Les enfants furent:

 

10) Magloire-Vivien, n. le 21 et bapt. le 22 septembre 1756 à Notre-Dame de Québec. Les parrains furent Jean Corporn et Angélique Fortier. Il s'est marié à Notre-Dame de Montréal le 5 février 1781 avec Marie-Louise Dufresne, fille de Louis et Charlotte Chartrand. Le couple s'installat au Faubourg Saint-Louis. Il était batellier, tout comme ses ancêtres. Il est mort le 1 novembre 1823.

 

11) Louise-Madeleine, n. le 15 janvier 1758 et baptisée en l'Église de la Miséricorde de Beauport. Ses parrains furent Louis Langelier et Louise Creste. Elle est morte à l'âge de 14 mois, le 17 mars 1759.

 

12) Michel, n. le 26 et bapt. le 27 juillet 1759 en l'Église Notre-Dame de la Miséricorde de Beauport. Les parrains furent Ignace Toupin et M. Giroux. Le 28 février il épousa à Notre-Dame de Montréal Reine Brazeau, fille de Étienne et Marie Caron. Ils habitaient le fauxbourg Québec de Montréal ou il était charretier.

 

13) Marie-Magdeleine, n. le 16 et bapt. le 17 janvier à Beauport. Les parrains furent Antoine Juchereau dit Duchesnay et Suzanne Huneau.

 

14) Jeanne-Ursule, jumelle de Marie-Madgeleine. Ses parrains furent Louis Charles Constant Pelletier et Jeanne Chevalier.

 

15) André, n. le 24 et bapt. le 25 mars 1763 à Beauport. Les parrains furent André Marcoux (parenté avec notre André Marcoux?!) et M.-Anne Bruneau.

 

16) Pierre, n. et bapt. le 6 octobre 1765 à Beauport. Les parrains furent Pierre Chalou et M.-Louise Giroux. Il décédait à l'âge de 20 ans le 15 août 1785 et fut inhumé le lendemain dans le cimetière des pauvres à Montréal.

 

17) François, n. vers 1769. Le 21 février 1791, en l'Église Notre-Dame de Montréal, il s'est marié avec Marguerite Cummings, fille de Duncan et Agathe Carpentier. Lors du recensement de Montréal en 1825, on les retrouve dans le fauxbourg Saint-Louis où il était charpentier. Marguerite est décédée en 1825.

Montréal a reçu son incorporation en 1831 et le premeir conseil municipal fut élu en 1833. Parmi les quatre anglophones et les cinq francophones, se trouve notre François "Derome dit Descarreaux". Bourgeois établi et octogénaire, il est mort le 20 novembre 1847.

 

Jean Derome, né 1759, et Frères et Soeurs

Jean-Baptiste Derome et Marie-Rose Proulx avaient huit enfants, tous baptisés (sauf les deux derniers) en l'Église de Saint-François-de-Sales, comté Pointe-aux-Trembles (Neuville). Bien que il ne semble pas que les parents aient déménagés à Cap-Santé (peut-être dans leurs dernières années?), plusieurs de leurs enfants y sont établis et s'y sont mariés. Les enfants furent:

 

1) Jean-Baptiste (mais connu sous le nom "Jean") Derome, né et bapt. le 22 avril 1759. Ses parrains furent Joseph Grenier et Marie-Anne Delisle. Jean est le premier de la lignée Derome à s'établir définitivement à Cap-Santé. Il s'est marié à l'Église de la Sainte-Famille de Cap-Santé le 15 juillet 1782 avec Marguerite Gignac. Il avait alors 23 ans. Marguerite est née et bapt. le 31 octobre 1748 à Cap-Santé. Ses parrains furent Michel Marcot et Marie-Thérèse Gorou.

Marguerite est décédée huit ans après, le 9 mai 1790. Jean Derome et Marguerite Gignac ont eu quatre enfants (dont un mort jeune) décrits dans la section suivante.

Veuf à l'âge de 34 ans et avec trois jeunes enfants, Jean s'est marié le 19 août 1793 avec Marie-Madeleine Mottard, fille de feu Jean et Marie-Thérèse (Louise) Mercier. Elle est née le 25 et bapt. le 26 juillet 1762 à Cap-Santé; ses parrains furent Laurent et Marie-Josephte Mottard. Jean Derome a eu une fille par sa deuxième mariage.

Vers 1787, Jean avait acquis deux terres dans la région de Cap-Santé (voir Bourget, 1997). Il était habitant de la Grande-Côté de Cap-Santé. Bourget (1997) décrit en détail leurs terres, la partie de celles-ci donnée à leurs fils, et des listes de leurs possessions aussi données en donation testamentaire (en 1808). Jean Deromme fut le marguillier de l'église en 1806. Un "Jean Derome dit Descarreaux" le fut en 1827; possiblement lui encore ou un neveu? Marie-Madeleine décéda le 12 novembre 1811 et Jean le 11 mars 1827, à l'âge de 67 ans. Il est inhumé dans le cimetière de la paroisse de Sainte-Famille de Cap-Santé.

 


La Famille Gignac

Les parents de Marguerite Gignac furent Jean-Jacques Gignac et Françoise Mongrain, selon le registre du mariage de Marguerite. Françoise était défunte en 1782. Un frère de Marguerite se nommait Augustin (présent au mariage de Marguerite). Une autre soeur était mariée avec un Jean Piché.

Un Jacques Gignac fut le marguillier de l'église de 1756 à 1757. La famille Gignac est une des vieilles familles de Cap-Santé avec de nombreux descendants. Le premier fut François Gignac, établi à Cap-Santé en 1684. On n'a pas encore établi le lien de parenté exacte entre lui et Jacques Gignac mais Marguerite est sûrement de sa descendance directe.


 

2) Marie-Rose, n. le 9 et bapt. le 10 octobre 1760. Ses parrains furent Jean Grenier et Marie-Anne Neveu, épouse de Joseph Proulx. Elle est morte à l'âge de 17 mois, le 2 mars 1762.

 

3) Marie-Rose, n. le 8 et bapt. le 9 septembre 1762. Ses parrains furent Antoine Proulx, oncle maternel, et Marie-Louise Georgina Gagnon.

 

4) Jacques, n. le 7 et bapt. le 8 avril 1764. Ses parrains furent Jacques Gouget et Geneviève Proulx. Il est décéde peu après, le 6 avril 1765.

 

5) Michel, n. et bapt. le 21 octobre 1765. Ses parrains furent Jean-Baptiste Grégoire dit Taché et M.-Françoise Grégoire. Il décéda le 28 février 1790 à l'âge de 24 ans.

 

6) François, n. et bapt. ca. 1768 · Neuville (5, selon son régistre de mariage). La source (5) dit "François-Xavier Dªrüme dit Descarreaux". Il épousa le 9 février 1795, à Cap-Santé, Marguerite Richard, née 8 juin 1777 · Cap-Santª (5), fille d'Alexandre et Marguerite Lallié (ou Lallier selon 5). Dans la liste de marguilliers de l'église, se trouve "François Derome" en 1838 et "François Derome dit Descarreaux" en 1843 (la même personne?). Il ªtait cultivateur. Ils avaient (toujours selon 5, qui cite les rªgistres paroissiaux et le rªpertoire de Pontbriand pour le Comtª Portneuf) 13 enfants, tous nªs · Cap-Santª:

  1. Marie Marguerite Dªrüme, nªe le 31 juillet 1796. Elle s'est mariª le 8 janvier 1816 · Cap-Santª Jean-Baptiste Frenette, nª le 20 mars 1789 · Cap-Santª, fils de Joseph-Marie Frenette et Marie Josephe Lamothe.
  2. Joseph, nª le 23 novembre 1798 et dªcªdª le 17 fªvrier 1883 · Cap-Santª. Cultivateur, il s'est mariª le 16 novembre 1824 · Cap Santª · Marie ÷lisabeth (Isabelle) Fafard, nªe le 19 mai 1805 · Cap-Santª, Quªbec et dªcªdªe le 19 mars 1874 · Cap-Santª, fille de Joseph Fafard dit Lonval et Isabelle (÷lisabeth) Touchette. La source (5) nous indique 7 enfants.
  3. François, nª 20 octobre 1801. Il s'est mariª le 28 janvier 1823 · Cap-Santª · Madeleine Richard. Dans le Registre de la Paroisse, se note le mariage de François "Deromme dit Descarreau, fils majeur de François Derome dit D., cultivateur et Marguerite [sic] Richard, tous deux de la paroisse". Madeleine est la fille de Fran°ois Richard et Madeleine Leclerc. Il est dªcªdª le 2 juillet 1884 · Cap-Santª.
  4. Marie Sophie, nªe le 4 novembre 1802. Elle s'est mariª le 30 juillet 1823 · Cap-Santª · Fran°ois Archange Nault, nª le 26 aoÊt 1802 · Les Becquets, Quªbec. Il est dªcªdª le 7 aoÊt 1846 · Les Becquets et fut fils de Fran°ois Joachim et Marie Maillot.
  5. Narcisse, nª le 27 octobre 1805. Il est dªcªdª jeune le 7 juin 1808 · Cap-Santª.
  6. ÷douard, nª le 11 Oct 1807. Moulinier ("miller"), il s'est mariª le 27 juillet 1830 · Cap-Santª · Josephte Fafard, nªe · Cap-Santª, fille de Joseph Fafard dit Lonval et Isabelle (÷lisabeth) Touchette. Ils avaient 11 enfants, baptisªs sous le nom Descarreaux (dont le ancêtre de (5)).
  7. Narcisse, nª le 3 mars 1811. Il s'est mariª une premi¿re fois le 11 fªvrier 1839 · Cap Santª · Adªlaëde Mercure, fille de Barnabª Mercure et Fran°oise "Verboncoeur" [Vadeboncoeur?]. Il s'est mariª en deuxi¿mes noces le 12 novembre 1860 · St-Basile · Anne Gauthier, fille de Fran°ois Gauthier et Catherine Marcotte.
  8. Marie Basilisse, nªe le 14 octobre 1812. Elle s'est mariªe le 7 janvier 1835 · Nicolet · Paul Lªcuyer dit Laneuville, fils de Paul Lªcuyer dit Laneuville et Marie Angªlique Lallier.
  9. Marie Louise, mariªe le 15 janvier 1828 · Cap-Santª · Simon Frenette, nª le 8 avril 1803 · Cap-Santª, fils de Simon Frenette et Isabelle Langlois.
  10. Louis, nª le 4 octobre 1814. Il s'est mariª le 4 juillet 1843 · Cap-Santª, · Marie Sophie Arcand, fille de Joseph Arcand et Isabelle Roberge.
  11. Angªlique, mariªe le 11 janvier 1831 · Cap-Santª · Isaëe Godin, fils de Charles Godin et Suzanne Beaulustre.
  12. Solanges, nªe le 28 septembre 1819. Elle s'est mariªe le 26 janvier 1841 · Cap-Santª · ÷douard Olivier Pagª, nª le 6 janvier 1818 · Cap Santª, fils de Pierre Pagª et Marie Jos¿phte Marcotte.
  13. Isaëe. Il s'est mariª le 22 fªvrier 1830 · Cap-Santª · Marguerite Frenette, nªe le 8 septembre 1804 · Cap Santª, fille de Simon Frenette et Isabelle Langlois. Il s'est mariª une deuxi¿me fois le 22 fªvrier 1841 · Cap Santª, · Marie Tardif, fille de Joseph Tardif et Fran°oise Fiset.

 

7) Marie-Geneviève, n. et bapt. le 18 mars 1770. Ses parrains furent Pierre Savary, fils, et Marie-Geneviève Grégoire. Elle épousa à Cap-Santé Simon Frenet, n. à Cap-Santé le 30 avril 1742, fils de Michel et Madeleine Godin et veuf de Simone Grenon. Simon Frenet avait épousé Simone le 22 février 1762, elle-méme veuve de Guillaume Giguère.

 

8) Jacques (5, pas inclus par Bourget), né le 28 novembre 1772 à Cap-Santé.

 

9) Marie-Madeleine (5, pas inclus par Bourget), née le 23 mai1774 à Cap-Santé.

 

10) Marie-Louise, n. le 20 avril (l'année n'est pas indiqué par Bourget) à Pointe-Aux-Trembles mais baptisée le 30 septembre 1771 en l'Église Saint-Jean-Baptiste-des-Écureuils. Ses parrains furent Paul Leclerc et Marie-Geneviève Hardy.

 

 

Sources

Les sources se trouvent sur la deuxième page des Derome.

 

 

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