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A Family Reunion |
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Famille
Derome du Québec (1)
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Dernière mise à jour de la page: 20 avril 2003. Grace surtout à l'excellent ouvrage de Mme Magdeleine A. Bourget
(voir Sources), la lignée De
Rome est une des mieux documentées de France Marcoux, fille de
Huguette De Rome.
Derome (1948) et Hébert (1950) nous fournissent un traitement
temexhaustif de l'origine du nom Derome. Il faut commencer par noter qu'en
France, à partir du quatrième siècle, et pour environ
mille ans après, les pèlerinages étaient des événements
très importants. Les lieux de pèlerinages les plus importants
ont été la Palestine (aujourd'hui Israël), l'Italie,
l'Espagne, et divers endroits en France. Après Bethléem
et le Saint-Sépulcre, les pèlerinages les plus populaires
étaient à Rome. Ceux qui se distinguaient par le fait d'être
y allés, étaient désignés par les mots romieu,
romier, ou tout simplement "de Rome". Avec le temps, beaucoup
de ces surnoms ont évolué en noms de famille. Le nom de famille "De Rome" (ou Derome) a fini par être
très répandu et Casimir Hébert nous explique qu'il
fallut éventuellement distinguer différentes familles en
utilisant des surnoms. L'origine du nom de Denys Derome dit Descarreaux
pourrait avoir plusieurs explications mais il est plus probablement relié
au fait que sa famille fut originaire de Myennes, ville célèbre
pour des industries de poterie et de tuiles, dites carreaux, et de limes
dites aussi carreaux. On présume qu'à peu près tous
les Derome du Québec sont descendu de Denys Derome et donc sont
tous des Derome dits Descarreaux. Il est à noter qu'au Québec le nom de la famille s'écrit
de plusieurs façons: le plus souvent comme "Derome" mais
on voit aussi De Rome, de Rome, De Romme, Derôme, DeRome, deRome,
Deromme, Descarreau(x), Déscarreau(x), Decarreau(x), et même
Carreau dit Derome. Dans les annuaires téléphoniques de
Québec et de Montréal on trouve aujourd'hui le plus fréquemment
"Derome" et c'était l'usage le plus commun des générations
antérieurs. Cependant, dans notre branche de la famille de Cap-Santé,
et dans quelques autres lignées, on voit il y a quelques générations
une transformation en "De Rome". Pour simplicité dans
le présent texte, j'utilise en général Derome mais
"De Rome" à partir de la génération d'Alexandre,
n. 1904, quant l'orthographe semble avoir changé (cependant, dans
tous les cas on indique si possible l'orthographe utilisée dans
les documents originaux). Le surnom "dit Descarreaux" semble
avoir été formellement utilisé seulement de temps
en temps et avoir disparu d'utilisation courante (dans notre branche de
la famille) à peu près à l'époque de Charles
De Rome. Cependant, certains membres de la famille, par exemple à
Cap-Santé, avaient perdu complètement le nom Derome et étaient
connus comme Descarreau(x) tout court. Selon le registre de mariage de Denys, il était fils de Jean Derome
de la commune de Myennes, près de la ville de Cosne dans la province
de Nivernais, au coeur de la France. La ville de Cosne, maintenant appelée
Cosne-sur-Loire, est située sur les rives de la Loire. Les quelques
informations que nous avons des parents de Denys Derome nous proviennent
de son acte de mariage de 1657. Il y est noté (voir extrait en
Bourget, 1997) qu'il est "fils de deffunt Jean de Romme et de Marie
Goultier de la paroisse de Mienne Le Cosne". Dans son texte cependant,
Mme Bourget emploi ne nom Marie Gouiller. D'après l'article sur Cosne dans le Dictionnaire universel
de France (1726), "Aux environs de cette ville, il y a plusieurs
forges de fer; on estime beaucoup les ciseaux et les couteaux de ces fabriques".
On sait que Denys Derome était taillandier, c'est-à-dire,
artisan de la fabrication des outils et fers tranchants; son père
pratiquait probablement le même metier. On ne sait pas quand exactement Denys est venu à la Nouvelle-France
mais la première mention que nous trouvons de lui est un acte rédigé
à Québec le 19 octobre 1653 par lequel il établit
une taillanderie avec Urbain Beaudry. Denys avait alors 27 ans. C'était
juste 45 ans après la fondation de Québec et on était
dans la pire période de la lutte contre les Iroquois. Dans son
ouvrage sur la famille, Gaston Derome se livre à des spéculations
quand au raison d'émigration de Denys Derome. À ce moment,
il regnait une grande misère en France à cause de la Guerre
de Trente Ans (qui a pris fin en 1648), le mécontement publique
de la Fronde, et le harcelement de la France d'un Condé à
la tête de troupes espagnoles (1647-1658). D'ailleurs, il y a eu
une bataille importante en 1652, emportée par le prince de Condé
sur le maréchal d'Hocquincourt, qui a pris lieu à quelques
kilomètres à peine de Cosne. C'est dans ce contexte qu'on
peut imaginer que Denys Derome s'est laissé seduire par la campagne
de propagande d'émigration et de recrutement de colons pour la
Nouvelle-France menée alors par les Jésuites. Cette propagande
visait des hommes de metier plutôt que des agriculteurs. Derome (1948) et Bourget (1997) ont recueilli de nombreuses informations
sur les activités de Denys Derome à Québec; cette
dernière fournit de plus des détails extraordinaires sur
la vie de son épouse. Nous ne fournit ici qu'un résumé
des informations disponibles sur eux. Dans la taillanderie établie avec Urban Beaudry, ils fabriquaient
des outils propres à tailler pour les charpentiers, les charrons,
etc. Après quatre ans de travail, Denys se marie le 17 avril 1657
à Jacqueline Roullois, n. le 6 octobre 1643 à Saint-Côme-de-Vair,
Mamers, Le Mans, Maine, en France. Elle avait 13 ans lors du mariage et
Denys avait 31. Le mariage s'est célébré à
l'Église Sainte-Anne du Côte de Beaupré, officié
par le Père Richard. Voir ci-dessus pour des informations sur la
famille Roullois. Quelques années plus tard, en 1662, Denys est propriétaire
d'une place sise en la basse-ville de Québec "contenant quarante
pieds de front sur dix-huit pieds de profondeur, regardant vers le fleuve
Saint-Laurent et tenant d'un côté à la montagne sous
le fort Saint-Louis, du côté sud à la concession de
François Boyvin et du côté nord à Pierre Denis,
sieur de la Ronde". Bourget (1997) nous présente une carte
de la Basse-Ville de Québec de 1663 qui localise l'emplacement.
Il va y bâtir une maison et une chambre à feu, une cave servant
de boutique de forge, un grenier dessus, et derrière, un fournil.
Probablement il n'y a rien de cette maison qui a survecu jusqu'à
nos jours; sur cet emplacement se trouve actuellement une commerce, le
Magasin Iroquois, à 14, rue Champlain (voir nos photographies prises
en novembre 1997). On présume que leur vie était assez difficile étant
donné que Denys devait contracter plusieurs obligations et qu'on
le voit a quelques occasions devant le Conseil Souverain obligé
de payer des condamnations et des dettes. En 1662, Denys et sa femme font
un act de donation mutuelle, équivalent d'un testament, dans lequel
le premier à mourir s'engage à faire don de tous ses biens
au survivant. Un tel acte s'est peut-être inspiré du fait
qu'à l'époque, les Iroquois font encore ravages et des familles
complètes sont anéanties à la Côte de Beaupré
et sur l'île d'Orléans. L'intendant Jean Talon procède
à un recensement détaillé de la Nouvelle-France en
1666; on y décrit la famille Derome ainsi: "Denys Derome dit
Descarreaux, 42 ans, taillandier; sa femme, Jacqueline Roullois, 22 ans;
Pierre Boubier, 26 ans, domestique taillandier." Vers 1667 une histoire incroyable dénichée par Mme Bourget
se déroule dans la famille Derome. Jacqueline Roullois, alors agêe
de 24 ans, mariée depuis 10 ans, et toujours sans enfants, tente
fuire de son mari et retourner en France! On ne peut qu'imaginer la situation
qui l'aurait pu provoquer... Bourget (1997) présente l'histoire
ainsi: Au milieu de mois d'août 1667, il fait nuit. Non loin de Québec,
sur la rive du fleuve, deux hommes, en silence, mettent une barque à
l'eau. Une femme y monte et le trio, à la faveur de la marée,
gagne le large. Michel et Joseph Poirier, avec bien sûr, l'assentiment
de leur passagère, mettent le cap sur l'Île aux Coudres.
Quelques jours plus tard, ils quittent cet endroit pour monter à
bord du navire L'Oranger, avec la complicité du capitaine Thomas,
pour regagner la France. Cette fuite, on le conçoit, ne passe pas inaperçue: Denys
Derome dit Descarreaux alerte les autorités au sujet de la disparition
de son épouse. Comme tout s'ébruite, quelqu'un, peut-être
Jeanne Gougerat, épouse de Pierre Pinel, a eu vent du complot
et bientôt, tout Québec sait que la jeune épouse
du sieur Derome a organisé cette évasion vers la France.
Entre-temps, le capitaine Thomas, sur son navire l'Oranger, a quitté
la rade de Québec. Les autorités agissent avec diligence
et les fuyards sont appréhendés avant de pouvoir mettre
à exécution leur mauvais dessein. Ramenés à
Québec sous bonne escorte, on les traduit en justice les dix-huit,
dix-neuf et vingt août. Sans doute dans le but de donner des sentences exemplaires, le sieur
Louis Théandre Chartier de Lotbinière n'y va pas de main
morte à leur égard. Les deux Poirier sent condamnés
pour tentative d'évasion en France, a "servir par force
et en forme d'esclavage hors la ville et la banlieue de Québecq
un maistre qu'ils sera par nous juger à propos le temps de trois
années pour leur entretien et nourriture seulement tel qu'il
leur sera donné, et à tenir Prison jusques à ce
qu'il soit trouvé Maistre pour Eux". Jacqueline Roullois, pour sa part, n'eut certes pas l'occasion pour
trois ans de pareilles incartades, car on la condamna "à
demeurer en la maison dudit deRome son mary qui luy servira de prison
le temps de trois années, (avec) deffiances a elle d'en sortir
et de recevoir compagnie sauf la permission sous peine de punition corporelle". Quant à Pierre Pinel de Cap-Rouge, leur complice, puisqu'il
avait donné une lettre écrite de sa main à Jacqueline
Roullois afin qu'elle soit bien reçue à La Rochelle par
la belle-mère de Pinel, et qui avait aidé à son
évasion, ii fut condamné à cent livres d'amende
applicable pour les deux tiers aux seigneurs de ce pays: (c'est sans
doute eux qui en avaient le plus besoin), et pour l'autre tiers aux
pauvres de l'hôpital de Québec. De plus, Pinel se voyait
banni de Québec et de sa banlieue, pour trois ans. Le seul qui semble être sorti indemne de cette aventure et qui
d'ailleurs ne reparut pas à Québec avant 1670, fut le
capitaine Thomas. On ne put évidemment l'appréhender car
son navire avait pris le large avant le procès, et pour cause. Pendant qu'elle était condamnée à "prison"
et défendue de sortir de sa propre maison, elle a eu en 1669 leur
premier enfant, une fille Marie (voir section suivante pour des détails
sur leurs enfants). D'autres enfants suivent; le recensement de 1681 désigne
la famille comme suit: "Denys Derome dit Descarreaux, taillandier,
55 ans; Jacqueline Roullois, sa femme, 35 ans; enfants; Marie, 12 ans;
Élisabeth, 9 ans; Denis 7 ans; Jean, 3 ans; Michel, 1 an; domestique,
Pierre, 30 ans. Un fusil, une vache". L'année suivante, en
1682, eut lieu une grande incendie; toutes les maisons de bois de la basse-ville
de Québec furent détruites, ainsi que le chemin qui conduisait
à la haute-ville, seul communication entre les deux quartiers de
la ville. On suppose que Denys aurait alors souffert des pertes importantes. Le 22 avril 1684, Denys et Jacqueline achètent une terre en la
seigneurie de Beaumont, sur la rive sud en face de l'île d'Orléans
(près de la ville actuelle de Beaumont): "cette tierre avec
habitation, comprend trois arpents de front sur quarante de profondeur,
ou environ. Elle joint d'un côté à Jean Carrier et
de l'autre à Louis Marchand. Elle commence au fleuve Saint-Laurent
jusqu'aux terres non concédées. Cette terre, les Dubois
l'avaient obtenue de Charles Couillard des Ilets, seigneur de Beaumont,
en 1672, alors qu'il y établissait les premiers colons" (Bourget,
1997). Le couple continue cependant à vivre à Québec puisque,
dans un deuxième chapitre extraordinaire dans la vie de Jacqueline,
elle paraît devant le cour le 5 avril 1687 accusée de tenir
une maison de prostitution! Elle comparait avec son mari et offrait de
se retirer avec lui sur leur terre à la campagne. Le juge ordonne
que "dans le mois de mai pour tout délai l'accusée
se retirera de cette ville sur ladite terre, enjout à elle d'y
vivre honnêtement avec défense de recevoir aucune personnes
à peine de punition corporelle" (Bourget, 1997). Ils déménagent
alors à Beaumont et ils louent leur maison sise devant le Cul-de-Sac.
Ils la vendent en 1688. Au mois de mars de 1692, Denys est hospitalisé à l'Hôtel-Dieu
de Québec pour 25 jours; il y est traité de nouveau le mois
suivant pour tout le mois et quitte la institution le 30 mai 1692, apparemment
en voie de guérison. Mme Bourget specule que Jacqueline est aussi
revenue à Québec à ce moment; elle a toujours à
sa charge deux enfants mineurs. Denys est mort quatre ans après,
probablement en 1696, à l'âge d'environ 70 ans, probablement
à l'Hôpital Général de Québec. Sa veuve
Jacqueline avait alors 54 ans. Elle établit un bail de location
de son habitation et ferme de Beaumont et s'établit définitivement
à Québec. Elle vivait dans la pauvreté à Québec, avec en plus
deux enfants qui sont malades. Le 25 octobre de 1703, elle loue une maison,
avec son fils Michel, située en la Basse-Ville de Québec,
sur la rue de Meulles. C'est peut-être cette même "maison
paternelle" qu'habite plus tard son petit-fils Jean-Baptiste Derome
(Bourget, 1997 semble indiquer aussi que ses fils Jean et François
l'habitaient?). La rue de Meulles, localisée immédiatement
en arrière de la rue Champlain en bas de la falaise, fut ouverte
en 1685 et est connue aujourd'hui comme la rue Petit-Champlain. Incapable de payer ses dettes, ses créanciers mettent en marche
l'année suivante les demarches pour saisir sa propriété
à Beaumont. Le 28 février 1707, elle est de nouveau devant
les cours pour loyer de trois mois non payé; ce loyer est sis rue
Notre-Dame. Elle décéda le 18 mai 1718 et est inhumée
le jour même. Jacqueline Roullois était la fille de Michel Roullois et de Jeanne
Masline (Masline est l'orthographe employé dans le contrat de mariage
mais Mme Bourget utilise le nom Maligne dans son texte; on voit parfois
dans autres sources les orthographes Malier (1)). Michel Roullois est
né en 1623 à Saint-Pierre, Des Ormes, Maine, France. Son
père est Marin Roulois, n. env. 1595 à Saint-Pierre et sa
mère Perrine Boulay, n. env. 1595, aussi à Saint-Pierre.
Ils se sont mariés en 1623. Marin est mort à Le Mans, Saint-Pierre
et son épouse est décédée avant1623 en France
à Le Mans. Perrine ayant décédée après
la naissance de Michel, Marin s'est remarié à Marie Vaultier
le 10 juillet 1623. Il paraît que la famille Roullois ait ensuite
déménagé de Saint-Pierre à Saint-Côme-de-Vair
ou le fils Michel est baptisé en 1630. Michel s'est marié
à Jeanne Masline en 1641 à Saint-Côme. Elle est née
en 1609 ou 1616 et baptisée en 1625 à Saint-Côme (selon
(1); née en 1614 selon (2)). La famille Roullois, de Saint-Côme-de-Vair en France (présumément
près de l'actuelle ville de Le Mans), avait entendu les conférences
de Robert Giffard et se joignait au dernier voyage dudit sieur de Giffard
en 1650. La famille se composait de Michel et Jeanne et deux filles, Jacqueline
et Magdeleine. Il est à noter donc que Jacqueline Roullois est
probablement arrivé au Québec avant son futur époux,
Denys Derome. Michel Roullois s'installait à Beaupré ou
il cultivait la terre qu'il avait acheté du Sieur R. Robineau.
Selon le contrat notariel qui précédait le mariage de sa
fille Jacqueline, Michel a promis de donner au marié une vache
trois ans après, 18 minots de froment (blé) dans quatre
ans, et d'habiller la mariée à la discrétion de la
belle-mère. Octogénaire, Jeanne est décédée à
Château-Richer le 4 janvier 1689 et enterrée la journée
suivante. Michel est mort le 12 ou 13 octobre 1690 à l'Ange-Gardien
(Beaupré). Les enfants de Michel et Jeanne Roullois sont les suivants: 1) Jacqueline, née le 6 octobre 1643 en France et bapt.
le 6 octobre de l'année suivante. Voir ci-haut pour l'histoire
de sa vie. 2) Jeanne, née 1644 en France. Elle est probablement morte de
bas âge. 3) Magdeleine (ou Madeleine selon (1) et selon Bourget), née 1646
(2) ou 1647 (1) en France. Elle s'est mariée en premier, à
l'âge de 12 ans, le 3 août 1660 à Québec à
Nicolas Quentin dit Lafontaine, né 1633 en Normandie. Denys Derome
était un des témoins au mariage. Ils demeuraient à
Château-Richer et à l'Ange-Gardien et ont eu six enfants.
Pour une raison inconnue, le 22 avril 1662 (2), Nicolas a été
condamné à payer à Marie Pichon, veuve de Charles
Sévestre, la somme de 143 livres tournois. La quittance de l'amende
eut lieu le 20 mars 1670 et c'est Étienne Lessard qui représentait
la veuve et ses héritiers. Il est intéressant à noter
que Marie, Charles et Étienne sont tous les ancêtres directs
de mes enfants à travers la famille Lessard). Nicolas est mort
le 27 mai 1683 à L'Ange-Gardien. Le site de L'Association
des Quentin-Cantin d'Amérique du Nord nous fournit d'autres
informations plus détaillées sur Nicolas Quentin et ses
descendants (un dictionnaire généalogique de la famille
dénombre actuellement 5500 Cantin!). Brièvement, les enfants
de Magdeleine et Nicolas Quentin furent: Après le mort de Nicolas, Magdeleine s'est remariée à
Louis Boucher, veuf de Marie Meslie, le 11 (2) ou 20 (1) août 1684
à L'Ange-Gardien quand elle avait 37 ans mais elle n'a pas eu d'enfants
additionnels. Quinze ans plus tard, soit le 29 mai 1699, ce couple se
séparera volontairement et Magdeleine se verra dans l'obligation
de faire donation de ses biens à son fils Louis Cantin. Elle est
morte en 1705 à L'Ange-Gardien. 4) Michel, né le 9 janvier 1655 à Québec. Il s'est
marié à Catherine Drouin le 24 novembre 1676 à Château-Richer.
Il est mort à Château-Richer le 16 février 1686, dix
ans après son mariage, laissant six enfants. Elle se marie de nouveau
à Guillaume Simon en 1688.
Denys Derome et Jacqueline Roullois ont eu sept enfants. Tous leurs descendants
du nom Derome sont assurés par leurs deux fils Jean et Michel,
selon le document de Gaston Derome. Les enfants de Denys Derome furent
(voir aussi Bourget [1997] pour des informations plus détaillées): 1) Marie, n. et bapt. le 10 novembre 1669. Son parrain fut Ange Grignon
et sa marraine Marie Soumandre (ou Soumande) fille d'une autre taillandier
de la Basse-Ville de Québec. Elle épousa Jean-Baptiste Mondin
(ou Mondain) le 16 novembre 1694 à l'Église Notre-Dame de
Québec. Jean est né à l'île d'Orléans
le 21 avril 1669, fils de Antoine et Marie Pavior. Elle décéda
à l'Hôtel-Dieu de Québec le 15 décembre 1721,
âgée 52 ans. Jean-Baptiste se mariait une deuxième
foix à Jeanne LeTellier et décéda à Québec
le 5 février 1725. On ne sait pas s'ils ont eu des enfants. 2) Élisabeth, n. et bapt. le 23 septembre 1672. Son parrain fut
Jean Maheu et sa marraine Élisabeth Aubé. Elle épousa
le 7 janvier 1698 Jacques Bernier. Jacques est né à Fontenay
le Comte, Poitou, France en 1661 et était voyageur et maître
de barque. Ils ont eu sept enfants et elle mourut à Québec
le 9 décembre 1708. Jacques Bernier s'est remarié à
Angélique Greslon, a eu cinq autres enfants, et est mort le 13
janvier 1718. Selon des informations de Huguette Jobin (3), les enfants
de Élisabeth Derome et Jacques Bernier, tous nés à
Québec, furent: 3) Denys-François, n. et bapt. le 2 mai 1675. Ses parrains furent
François Hazeur, marchand et bourgeois, et Jeanne Delestre. Trente
ans plus tard, François Hazeur était parmi ceux qui exigeait
le remboursement des dettes de Jacqueline, mère de Denys-François!
Denys-François est cité le 10 janvier 1705 à Neuville
selon Bourget (1997) qui note qu'on a perdu sa trace depuis. 4) Jean, né le 10 et bapt. le 11 décembre 1678 à
Québec. Son parrain fut Gentien (ou Jean) Amiot, serrurier,
et sa marraine Simone Bisson, fille de Gervais et M. Lereau. Jean était
navigateur, tout comme son frère Michel. Ils ont acheté
ensemble une chaloupe en 1705 mais Jean abandonnera sa moitié en
1706 à son frère et ce dernier la perdra par jugement en
1708, aux mains de Mathurin Paulin son ex-associé, probablement
pour non-paiement de ses obligations. Le 28 janvier 1706, il établit un contrat de mariage avec Marie-Ane
Ferré et il la marie le 1 février 1706 à Québec.
Elle est née à Neuville le 19 novembre 1675 et baptisée
le lendemain à l'Église Saint-François-de-Sales de
Neuville. Elle a signé un contrat de mariage avec Mathurin Paulin
mais celui-ci fut annulé le 8 janvier 1690; c'est le même
Mathurin qui 18 ans plus tard est impliqué dans la perte de la
chaloupe de son futur époux! Le 11 février 1694 elle épousa
René Lanceleur, maître de barque, et ils ont eu cinq enfants.
René est mort le 26 décembre 1702. Pour payer ses dettes,
la veuve fait cession et abandon le 22 mars 1703 d'une barque de 26 tonneaux
nommée le Saint-François d'Assise. Par la suite elle
convala en deuxièmes noces avec Jean Derome. Jean et Marie-Anne Derome ont eu trois enfants mais la mère est
morte jeune, âgée de 36 ans, le 12 juin 1711. Elle fut inhumée
le 13 juin en l'Église Notre-Dame de Québec. Jean est mort
quelques jours plus tard, le 15 juin 1711 à Québec, âgée
de 33 ans. Il fut inhumé le lendemain. Bourget (1997) spécule
que le jeune couple fut victimes des fièvres malignes (la "maladie
populaire") qui ravageaient le pays durant les années 1710-1718.
Ils ont laissé orphelins deux jeunes enfants de moins de trois
ans (et sans doute les cinq enfants nés de son mariage avec René
Lanceleur). Aucune tutelle n'a été enregistrée et
on ne sait qui les a pris en charge. Les parents de Marie-Anne Ferré (écrit parfois Ferret)
étaient tous les deux immigrants de la France. Pierre Ferré
était matelot, et originaire de St-Pierre-le-Fort, Normandie. Il
avait obtenu le 20 mars 1667 une concession à Neuville. La mère
de Marie-Anne, Marie Lasnon, n. 1647, était une fille du roy et
originaire de St-Vivien de Rouen, Normandie. Elle est arrivée à
Québec en 1667 avec une dote de trois cents livres. Ils se sont
mariés à Québec le 24 novembre 1667 et s'installèrent
à Neuville. Ils ont eu dix enfants, Marie-Anne étant la
quatrième. Lors du recensement de 1681, ils avaient déjà
cinq enfants, six bêtes à corne, et 25 arpents à cultiver. Le 5 novembre 1693, Pierre Ferré a vendu sa terre à son
futur gendre, René Lanceleur, et il devint maître de barque.
Il est décédé à Neuville entre février
1694 et mars 1695. Après la mort de son mari, Marie Lasnon s'est
remariée le 8 mai 1701 à Pierre Ledoux dit Latreille, menuisier
de l'île d'Orléans, lui aussi veuf. Il décéda
en 1706 et Marie le 10 mars 1717 à l'Hôtel-Dieu de Québec.
Parmi les autres enfants de Pierre Ferré, on a des informations
seulement sur Benoît, maître de barque, qui a établit
un bail à loyer d'une maison avec son beau-frère René
Lanceleur en 1696. Il s'est marié à Marie-Madeleine Duchiron.
5) Michel, n. le 14 et bapt. le 15 novembre 1679. Son parrain fut Michel
Guyon de Rouvray et sa marraine Ursule Levasseur. Michel était
charpentier de navires et navigateur. Il s'est marié deux fois.
En premières noces il épousa Marie-Madeleine Dussault à
Neuville le 20 janvier 1705. Née vers 1679, elle était la
fille de François Dussault et Geneviève Mezères.
Au début de leur mariage, il vivaient à Neuville, revenant
à Québec vers 1711. Elle est morte le 7 février 1718
à Québec. Il s'est remarié le 9 mai 1718 à
Marie-Louise Métivier, à Québec (fille de Louis Métivier
et Louise Savaria). Marie-Louise est née à Beauport le 5
décembre 1698. Michel est décédé et fut inhumé
le 14 mai 1743 à Québec. Michel fut le père de 14 enfants dont les descendants essaimèrent
dans les deux régions de Québec et de Montréal. Les
enfants de son premier mariage furent: Les enfants de son deuxième mariage avec Marie-Louise Métivier
furent (ils avaient 8 au total (5)): 6) Jeanne, n. le 23 et bapt. le 24 janvier 1683 à Québec.
Son parrain fut Philippe Étienne de Saintes et sa marraine Jeanne
Pellerin. Elle épousa le 11 février 1706 à Étienne
Amyot/Lincourt (ou Amiot-Villeneuve selon Derome, 1948), n. le 4 février
1681, et fils de Charles et Rosalie Duquet. Il était "bourgeois
et navigateur". Elle mourut le 10 mars 1715, âgée de
32 ans, six semaines après la naissance de jumeaux, ses sixième
et septième enfants. Les jumeaux moururent le 9 février
suivant. Étienne s'est remarié à Marie-Angélique
Halay et a eu huit autres enfants. 7) Angélique-Félicité, n. et bapt. le 2 septembre
1685. Son parrain fut Jean-Baptiste Duquet et sa marraine Élisabeth
Chasle. Elle épousa le 7 avril 1711 Étienne Loisy dit Desrochers,
originaire de la Beauce en France. Il était alors soldat de la
Compagnie de Courtemanche. Ils ont eu six enfants. Elle est morte à
Québec le jour de Noël 1759 et fut inhumée le lendemain
à l'Église Notre-Dame de Québec. Gaston Derome note que "les descendants de Jean se divisèrent
en deux groupes: celui de la région de Québec et celui de
la région de Montréal. Ce dernier groupe s'étend
à Saint-Philippe de Laprairie, L'Acadie, près de Saint-Jean,
Saint-Jacques-le-Mineur, La Tortue et Saint-Mathieu de Laprairie".
Les enfants de Jean Derome et Marie-Anne Ferré furent tous orphelins,
et on ne sait qui les a pris en charge: 1) Jacques-Jean, n. le 9 et bapt. le 10 avril 1707 à Québec.
Ses parrains furent Jacques Bernier, oncle paternel, et Marie Durand.
Il est mort quelques semaines plus tard, le 27 du même mois. 2) Jean-Baptiste Derome, né le 3 et bapt. le 4 mai 1708 à
l'Église Notre-Dame de Québec. Ses parrains furent Nicolas
Durant et Catherine Lemoine. Il est devenu capitaine dans la marine marchande.
Il s'est marié le 16 septembre 1732 à Québec avec
Suzanne Jeanne (ou Robertjeanne ou parfois Jeannes). Elle est né
à Québec le 13 et baptisée le 14 avril 1712. Ses
parrains furent Jean-Bernardin Lesage et Suzanne Neveu, grand-mère
maternelle). Le couple s'installa dans la "maison paternelle" de la rue
de Meulles et ils ont eu leur premier enfant (de cinq) en 1734 (voir la
section suivante). Le 28 décembre 1734, il acheta avec son cousin
germain Jean-Baptiste Derome (fils de Michel), un emplacement (avec maison)
situé dans la Basse-Ville de Québec, sur la rue Champlain.
En 1737 il commandait la Marie Masse, vaisseau marchand canadien
qui faisait des voyages à l'île Royale où il transportait
des vivres pour le compte d'un marchand de Québec. Lors du recensement
de 1744, ils demeuraient toujours, avec quatre enfants, sur la rue de
Meulles. En 1745, on le retrouve commandant du bateau le Saint-Joseph qui
appartenait aux sieurs Havy, négociants de Québec, faisant
un voyage sur la côte de Labrador, avec mission d'y rapporter une
cargaison de sel. Le sel, tout comme d'autres denrées, est devenu
rare à cause du blocage des navires par les Anglais. En 1749, il
avait un contrat pour livraison de farine entre le moulin de Sault-à-la-Puce
(près de Château-Richer) en le port de Québec. Le 21 janvier 1752, ils ont acheté, de son frère Joseph
et de son épouse Marie-Angélique Fillau, la moitié
d'un terrain (avec maison) situé en la Haute-Ville de Québec,
rue Saint-François. Bourget (1997) inclut une carte avec l'emplacement
exacte indiqué. Le terrain faisait partie de l'héritage
de Marie-Angélique. Cependant, la famille n'a pu profiter longtemps
de la nouvelle maision. À l'âge de 42 ans, Suzanne Jeanne
est décédée le 22 novembre 1754. Le 21 janvier 1755,
s'est fait un inventaire des biens de la communauté de Jean-Baptiste
Derome. Bourget (1997) nous fournit la liste complète et détaillée
de ses dettes et de tous ses biens. La fascinante liste nous donne un
aperçu de la qualité de leur vie; on y déduit qu'il
s'agissait d'une famille très pauvre. Il s'est marié pour une deuxième fois, le 14 avril 1755,
à l'Église Notre-Dame, à Magdeleine Hunault. Née
le 19 juin 1738, elle était alors âgée de 27 et lui
en avait 47. Magdeleine était la fille de Gabriel et Magdeleine
Lafarge-Henry. Ce n'est pas clair si Jean-Baptiste s'installa ou non dans
la maison de la rue Saint-François. Quelques années plus
tard, en 1758, le couple demeure dans la paroisse Saint-Joseph de Beauport.
Au cinq enfants de son premier mariage, s'ajoutèrent un autre sept
enfants. Il prit une part active à la Guerre de Sept Ans (1756-1763) selon
Derome (1948). En 1762, ils achètent un terrain à Beauport
avec une maision et une étable. Le présent hôtel de
ville de Beauport se situe en partie sur ce lot; voir la carte en Bourget
(1997). Le 21 août 1764, il paye le solde dû sur sa maision de Beauport.
Mais, possiblement afin de s'éloigner de la régime militaire
qui s'installe à Québec sous les Anglais, il décide
de déménager à Montréal. Vers 1770, à
l'âge de 62 ans, Jean-Baptiste y déménage avec neuf
enfants de sa famille (deux filles déjà mariées,
Suzanne et Marie-Louise, demeurent à Québec ainsi que Jean-Baptiste,notre
ancêtre). Ses fils, Georges et Joseph-François, établissent
de nouvelles branches de la famille aux alentours de Montréal.
Son âge l'a dû exempter du service militaire lors de la Guerre
de l'Indépendance Américaine (1774-1782) mais il a quand
même vécu la capitulation de Montréal et l'occupation
de la ville par les Américains pendant environ un an. En 1774 il est indiqué qu'il demeure avec son épouse dans
le fauxbourg de Québec à Montréal. En 1781, Jean-Baptiste,
"maître charpentier", et sa conjointe, habitent le fauxbourg
Saint-Louis, près de Montréal. Il est mort le 13 décembre
1790, à l'âge de 82 ans, et inhumé deux jours plus
tard. Ses obsèques sont célébrées le 15 décembre
en l'Église Notre-Dame de Montréal. Il est inhumé
dans le cimetière près de l'église. Sa deuxième
épouse Madeleine l'a survécu sept ans. Elle est morte à
Montréal le 12 août 1797. Le père de Suzanne fut Martin Jeanne, navigateur et maître
de barque à Québec sur la rue Champlain. Il était
fils de Robert Jeanne, originaire de St-Sever de Rouen, Normandie, marié
le 21 janvier (?) 1665 à Québec avec Françoise Savard
(parents Simon Savard et Marie Hurdouil). La mère de Suzanne fut
Marie Pot, originaire de Batiscan. Les parents de Marie Pot furent Nicolas
Pot et Suzanne Nepveu. Martin et Marie se sont mariés à
Québec le 17 janvier 1707. Le seul frère ou soeur connu
de Suzanne est "M.-Jeanne Robertjeanne", mariée à
Georges Dubois (en 1755 George fut nommé tuteur des enfants de
Jean-Baptiste Derome, c'est-à-dire de ces neveux et nièces).
3) Joseph, n. et bapt. le 1 mars 1710 à l'Église Notre-Dame
de Québec. Ses parrains furent Joseph Riverin et Marie-Madeleine
Duchiron (tante maternelle). Joseph était cordonnier de profession.
Il s'est marié avec Marie Angélique Fillau de Québec
(Mme Bourget écrit Marie-Angªlique et aussi Filteau; la source (5) ªcrit "Angªlique Filliau"), n. le 25 octobre 1716, et fille
de Jean-Baptiste Fillau dit Dubois, menuisier, et de Marie Plante. Le
mariage fut célébré le 1 septembre 1732 en l'Église
Notre-Dame de Québec. Joseph était assistant bédeau
dans l'Église Notre-Dame de Québec. Ils avaient 14 enfants (5). Un fils Charles
s'est marié à M.-Élisabeth Crépeau en 1770
et avec M.-Élisabeth Larose en 1781. Une fille, M.-Louise Jeanne,
fut la marraine en 1740 de son neveu Georges Derome. Jean-Baptiste Derome et Suzanne Jeanne ont eu neuf enfants, dont sept
vivants: 1) Jean-Baptiste, né le 13 janvier 1734 et bapt. le même
jour en l'Église Notre-Dame de Québec. Ses parrains
furent Toussaint Dubreuil et M.-Louise Laborde. Jean-Baptiste est le seul
garçon de la famille à rester dans la region de Québec;
tous ses frères et demi-frères établiront des lignées
dans la région de Montréal. Il était maçon
et il exerça son metier à Saint-François-de-Sales,
comté de Portneuf. On ne sait pas quand exactement il y a déménagé
de Québec. Selon Bourget (1997), au début de sa carrière,
il signait son nom "Jean Derome, fils" mais il se fera connaître
sous le nom de "Décarreaux". Mais, elle note aussi que
dans tous les registres de la paroisse Saint-François-de-Sales,
son nom est y inscrit comme "Décareau". Le 9 février 1756 il épousa à Neuville Marie-Rose
Proulx (écrit parfois Prou). Marie-Rose est née le 29 janvier
1730 et bapt. à Neuville le même jour. Ses parrains furent
Thomas Petit et Marie-Clément Proulx. Pour des riches détails de la vie de Jean-Baptiste, voir la monographie
de Bourget (1997). On ne note ici que les faits saillants. En juillet
1756 il achète un terrain au centre de Trois-Rivières (voir
la carte de Bourget, 1997 qui montre l'emplacement exact). Jean-Baptiste
y bâtit une maision et la vend une année plus tard. La famille
s'établit à Neuville où est né leur premier
enfant en 1759 (de huit). Dans le livre souvenir La Vie de Cap-Santé, on trouve une
section sur l'histoire de la construction de l'église actuelle
où on décrit les problèmes financiers encontrés
pour finir les tours et la façade. "Fatigué des retards,
Rendaud, maçon et entrepreneur, abandonne son entreprise que l'on
remet entre les mains d'un certain M. Descarreaux, de Neuville. Ce dernier
termine donc les tours déjà commencées et le pignon
de la façade. Le charpentier Belisle élève les clochers;
les Godin fabriquent les bancs; les manoeuvres finissent leur tâche.
En 1767, on enlève les derniers échafaudages, l'oeuvre est
enfin terminée." Jean-Baptiste jouissait d'une très bonne reputation comme maçon.
En 1767, il travaillait sur la construction de l'église de la paroisse
de Saint-Thomas-de-Montmagny. En 1768, il achète un terrain à
Neuville ou il construit une maison. L'emplacement du terrain semble être
indiqué sur la carte de la p. 44 de Bourget (1997). Le 12 mars
1776, il vend sa terre à Louis Marcoux (parenté?!). Il n'est
pas clair où allait Jean-Baptiste après cette vente. Il
décéda avant 1803 mais l'état des registres paroisseaux
ne le permettent pas savoir avec plus de précision. On ne sait
pas non plus quand Marie-Rose Proulx est morte. Les parents de Marie-Rose, tous deux de Neuville, fut Jean Proulx et
Geneviève Arbour. Le 3 janvier 1767, Geneviève est décédée. À partir d'informations fragrmentaires, on sait que d'autres enfants
de la famille furent: François; Joseph (marié avec Marie-Anne
Mercure); et Antoine (parrain de sa nièce Marie-Rose Derome).
2) Suzanne, n. et bapt. à l'Église Notre-Dame de Québec
le 4 septembre 1735. Ses parrains furent Charles Levreau de Charlesbourg
et Angélique Derome dit Descarreau. Elle se maria le 22 mai 1758,
à Notre-Dame de Foy, avec Antoine Joseph Samson, forgeron, fils
de Joseph et M.-Anne Sédillot dite Montreuil. Il est né
à Notre-Dame de Foy le 11 mai 1731. 3) Pierre-Charles, n. le 20 et bapt. le 21 mai 1738 en l'Église
Notre-Dame. Ses parrains furent Pierre Lefebvre et M.-Charlotte Duverger.
Il décédait à l'âge de 25 ans, à Pointe-aux-Trembles
(Neuville). 4) Georges, n. et bapt. le 5 juin 1740 à Québec. Ses parrains
furent Georges Dubois et M.-Louise Jeanne (sa tante maternelle). Le 26
janvier 1767, il épousa à Repentigny, Amable Lacombe, fille
de Jean-Baptiste et Madeleine Veine. Veuf, il épousera plus tard
à Chambly, le 17 février 1787, Louise Catudal, veuve de
François Ledoux et fille de Jean-Baptiste et Marguerite Champigny. 5) Marie-Louise, n. et bapt. à Notre-Dame de Québec le
5 juin 1743. Ses parrains furent Louis Gingras et M.-Anne Derenom. Elle
décède quelques mois plus tard, le 26 décembre 1743. 6) Marie-Louise, n. et bapt. le 6 juin 1745. Ses parains furtent Pierre
Chevers et Louise Cureux. Le 26 mai 1766 elle épousa à Pointe-aux-Trembles
(Neuville), Jean-Baptiste Martin. Il est né à Saint-Augustin
le 21 juillet 1722, fils de Étienne (garde de port pour la compagnie
du Domain de d'Occident) et Geneviève Arbour. 7) Joseph-Marie, n. et bapt. le 30 mai 1747, avaient pour parrains "Joseph
Deromme dit Décarreau" et Élisabeth Giffard. Il est
mort jeune, le 8 mars 1748. 8) Joseph-François, n. et bapt. le 7 mars 1749 en l'Église
Notre-Dame de Québec. Ses parrains furent Joseph Malboeuf dit Beausoleil
et M.-Anne Cureux. Il déménagea avec ses parents à
Montréal, traversa le fleuve, et épousa à Longueuil
le 21 novembre 1774 Julie Thuot, fille de Pascal et M.-Joseph Trudeau.
Il s'établit à Saint-Philippe, dans le territoire actuel
de la paroisse de Saint-Jacques-le-Mineur. Laboureur, il est mort le 10
décembre 1791 et inhumé à Saint-Philippe-de-Laprairie,
à l'âge de 44 ans. Ils ont eu 5 enfants (5), incluant:
Quelques présumés descendants notables de Jean-Baptiste
incluent: le patriote Édouard Derome (1803-1871); Louis-Joseph-Amédée
Derome (1841-1922, fondateur de l'Adoration Nocturne au Canada et
surnommé le "saint homme de Montréal"); Léon
Derome (1825-1907), boucher et protecteur de Calixa Lavalée;
et Isaïe Derome (1835-1911), notaire.
9) François-Xavier, n. le 1 et bapt. le 2 décembre 1752
à Québec. Ses parrains furent François Pero et Suzanne
Descarreaux. Sa mère Suzanne est morte en novembre 1754 quand il
n'avait que deux ans; il est mort l'année suivante le 8 septembre
1755. Aussi morte très jeune fut une fille, Marie-Anne, de parents
inconnus, qui fut mise en nourrice chez la famille de Jean-Baptiste et
Suzanne. Elle décédait le 8 novembre 1748, à l'âge
d'un an. Jean-Baptiste Derome et sa deuxième épouse, Magdeleine
Hunault, ont eu huit enfants additionnels. Tous ces enfants ont accompagné
leurs parents lors du déménagement à Montréal
en environ 1770. Derome (1948) disent que les trois frères Magloire,
Michel, et François épousèrent des Montréalaises
et "leurs descendants se muliplièrent dans la future métropole".
Les enfants furent: 10) Magloire-Vivien, n. le 21 et bapt. le 22 septembre 1756 à
Notre-Dame de Québec. Les parrains furent Jean Corporn et Angélique
Fortier. Il s'est marié à Notre-Dame de Montréal
le 5 février 1781 avec Marie-Louise Dufresne, fille de Louis et
Charlotte Chartrand. Le couple s'installat au Faubourg Saint-Louis. Il
était batellier, tout comme ses ancêtres. Il est mort le
1 novembre 1823. 11) Louise-Madeleine, n. le 15 janvier 1758 et baptisée en l'Église
de la Miséricorde de Beauport. Ses parrains furent Louis Langelier
et Louise Creste. Elle est morte à l'âge de 14 mois, le 17
mars 1759. 12) Michel, n. le 26 et bapt. le 27 juillet 1759 en l'Église Notre-Dame
de la Miséricorde de Beauport. Les parrains furent Ignace Toupin
et M. Giroux. Le 28 février il épousa à Notre-Dame
de Montréal Reine Brazeau, fille de Étienne et Marie Caron.
Ils habitaient le fauxbourg Québec de Montréal ou il était
charretier. 13) Marie-Magdeleine, n. le 16 et bapt. le 17 janvier à Beauport.
Les parrains furent Antoine Juchereau dit Duchesnay et Suzanne Huneau. 14) Jeanne-Ursule, jumelle de Marie-Madgeleine. Ses parrains furent Louis
Charles Constant Pelletier et Jeanne Chevalier. 15) André, n. le 24 et bapt. le 25 mars 1763 à Beauport.
Les parrains furent André Marcoux (parenté avec notre André
Marcoux?!) et M.-Anne Bruneau. 16) Pierre, n. et bapt. le 6 octobre 1765 à Beauport. Les parrains
furent Pierre Chalou et M.-Louise Giroux. Il décédait à
l'âge de 20 ans le 15 août 1785 et fut inhumé le lendemain
dans le cimetière des pauvres à Montréal. 17) François, n. vers 1769. Le 21 février 1791, en l'Église
Notre-Dame de Montréal, il s'est marié avec Marguerite Cummings,
fille de Duncan et Agathe Carpentier. Lors du recensement de Montréal
en 1825, on les retrouve dans le fauxbourg Saint-Louis où il était
charpentier. Marguerite est décédée en 1825. Montréal a reçu son incorporation en 1831 et le premeir
conseil municipal fut élu en 1833. Parmi les quatre anglophones
et les cinq francophones, se trouve notre François "Derome
dit Descarreaux". Bourgeois établi et octogénaire,
il est mort le 20 novembre 1847. Jean-Baptiste Derome et Marie-Rose Proulx avaient huit enfants, tous
baptisés (sauf les deux derniers) en l'Église de Saint-François-de-Sales,
comté Pointe-aux-Trembles (Neuville). Bien que il ne semble pas
que les parents aient déménagés à Cap-Santé
(peut-être dans leurs dernières années?), plusieurs
de leurs enfants y sont établis et s'y sont mariés. Les
enfants furent: 1) Jean-Baptiste (mais connu sous le nom "Jean") Derome,
né et bapt. le 22 avril 1759. Ses parrains furent Joseph Grenier
et Marie-Anne Delisle. Jean est le premier de la lignée Derome
à s'établir définitivement à Cap-Santé.
Il s'est marié à l'Église de la Sainte-Famille de
Cap-Santé le 15 juillet 1782 avec Marguerite Gignac. Il avait alors
23 ans. Marguerite est née et bapt. le 31 octobre 1748 à
Cap-Santé. Ses parrains furent Michel Marcot et Marie-Thérèse
Gorou. Marguerite est décédée huit ans après, le
9 mai 1790. Jean Derome et Marguerite Gignac ont eu quatre enfants (dont
un mort jeune) décrits dans la section suivante. Veuf à l'âge de 34 ans et avec trois jeunes enfants, Jean
s'est marié le 19 août 1793 avec Marie-Madeleine Mottard,
fille de feu Jean et Marie-Thérèse (Louise) Mercier. Elle
est née le 25 et bapt. le 26 juillet 1762 à Cap-Santé;
ses parrains furent Laurent et Marie-Josephte Mottard. Jean Derome a eu
une fille par sa deuxième mariage. Vers 1787, Jean avait acquis deux terres dans la région de Cap-Santé
(voir Bourget, 1997). Il était habitant de la Grande-Côté
de Cap-Santé. Bourget (1997) décrit en détail leurs
terres, la partie de celles-ci donnée à leurs fils, et des
listes de leurs possessions aussi données en donation testamentaire
(en 1808). Jean Deromme fut le marguillier de l'église en 1806.
Un "Jean Derome dit Descarreaux" le fut en 1827; possiblement
lui encore ou un neveu? Marie-Madeleine décéda le 12 novembre
1811 et Jean le 11 mars 1827, à l'âge de 67 ans. Il est inhumé
dans le cimetière de la paroisse de Sainte-Famille de Cap-Santé. Les parents de Marguerite Gignac furent Jean-Jacques Gignac et Françoise
Mongrain, selon le registre du mariage de Marguerite. Françoise
était défunte en 1782. Un frère de Marguerite se
nommait Augustin (présent au mariage de Marguerite). Une autre
soeur était mariée avec un Jean Piché. Un Jacques Gignac fut le marguillier de l'église de 1756 à
1757. La famille Gignac est une des vieilles familles de Cap-Santé
avec de nombreux descendants. Le premier fut François Gignac, établi
à Cap-Santé en 1684. On n'a pas encore établi le
lien de parenté exacte entre lui et Jacques Gignac mais Marguerite
est sûrement de sa descendance directe.
2) Marie-Rose, n. le 9 et bapt. le 10 octobre 1760. Ses parrains furent
Jean Grenier et Marie-Anne Neveu, épouse de Joseph Proulx. Elle
est morte à l'âge de 17 mois, le 2 mars 1762. 3) Marie-Rose, n. le 8 et bapt. le 9 septembre 1762. Ses parrains furent
Antoine Proulx, oncle maternel, et Marie-Louise Georgina Gagnon. 4) Jacques, n. le 7 et bapt. le 8 avril 1764. Ses parrains furent Jacques
Gouget et Geneviève Proulx. Il est décéde peu après,
le 6 avril 1765. 5) Michel, n. et bapt. le 21 octobre 1765. Ses parrains furent Jean-Baptiste
Grégoire dit Taché et M.-Françoise Grégoire.
Il décéda le 28 février 1790 à l'âge
de 24 ans. 6) François, n. et bapt. ca. 1768 · Neuville (5, selon son régistre
de mariage). La source (5) dit "François-Xavier Dªrüme dit
Descarreaux". Il épousa le 9 février 1795, à
Cap-Santé, Marguerite Richard, née 8 juin 1777 · Cap-Santª
(5), fille d'Alexandre et Marguerite Lallié (ou Lallier selon 5).
Dans la liste de marguilliers de l'église, se trouve "François
Derome" en 1838 et "François Derome dit Descarreaux"
en 1843 (la même personne?). Il ªtait cultivateur. Ils avaient (toujours selon 5, qui cite les rªgistres paroissiaux et le rªpertoire de Pontbriand pour le Comtª Portneuf) 13 enfants, tous nªs · Cap-Santª: 7) Marie-Geneviève, n. et bapt. le 18 mars 1770. Ses parrains
furent Pierre Savary, fils, et Marie-Geneviève Grégoire.
Elle épousa à Cap-Santé Simon Frenet, n. à
Cap-Santé le 30 avril 1742, fils de Michel et Madeleine Godin et
veuf de Simone Grenon. Simon Frenet avait épousé Simone
le 22 février 1762, elle-méme veuve de Guillaume Giguère. 8) Jacques (5, pas inclus par Bourget), né le 28 novembre 1772
à Cap-Santé. 9) Marie-Madeleine (5, pas inclus par Bourget), née le 23 mai1774
à Cap-Santé. 10) Marie-Louise, n. le 20 avril (l'année n'est pas indiqué
par Bourget) à Pointe-Aux-Trembles mais baptisée le 30 septembre
1771 en l'Église Saint-Jean-Baptiste-des-Écureuils. Ses
parrains furent Paul Leclerc et Marie-Geneviève Hardy.
Les sources se trouvent sur la deuxième
page des Derome. |
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