CARL'S CORNER

03 mai ’02.- " LE COIN DE CARL PARLANT DE TOUT ET DE RIEN "


 
03 mai ’02.- ‘ LE COIN DE CARL PARLANT DE TOUT ET DE RIEN.’.- Bonjour Miami, ses alentours, et les intern-autres qui ecoutent a travers le monde. Bonjour directeur, ma chere Madeleine, Broro, Herby et tous mes amis a Radio Carnivale. Et bonjour, bonjour la vie, moi’j vais bien et’j m’habitue. La pensee du jour: “ Les hommes sont comme des chiffres, ils n’acquierent de valeur que par leur position.” Citation de l’Empereur Napoleon Premier.”


HIER SOIR j’etais a l’exposition des tableaux du portraitiste Willer Fils-Aime. Il presenta aussi des creations artistiques genre paysage et surrealisme. Son exposition etait le coup d’envoi dans l’Art, pour le programme de l’Heritage Culturel Haitien au mois de mai. Compliments a Willer Fils-Aime pour ce vernissage. Une assistance fidele etait presente dont parmi elle Jean-Claude Timmer, Hebert Jules, Carol Margron, les freres Viard, Josephine Elysee, Myrto Elysee, Daphne Chaputo, Emmanuela Benjamin, Wilbert et Michele Laurent, et la “pakapala” Rachel Denis. Les gracieuses hotesses Emeline Alexis et Rosy Toussaint se surpasserent comme d’habitude avec leurs discours de bienvenue et leur chaude hospitalite. Le photographe par excellence Delio Detjean etait present et pris plusieurs photos. Cette exposition eut lieu a Banco Pacifico, 1390 Brickell Avenue entre 6 heures et 9 heures du soir. L’adresse de cette derniere fut listee sur le programme comme 1410 Brickell Avenue. Le Protocole de Dade-County en la personne d’Emeline Alexis, s’excuse pres du public pour cette erreur.


LE PROGRAMME DE CE SOIR comprend le Festival des films haitiens. A 6 heures du soir le film intitule “ Pour l’Amour de Suzie” par Reynold Delorme sera presente. Et ensuite a 8 heures, le film intitule“ Le Pere de mon Fils” par Jean Gardy Bien-Aime. L’adresse est a North Miami Senior Auditorium, 800 NE 137th Street .


MESSAGE ELECTRONIQUE RECU HIER SOIR


bonsoi mesie Carl,

mwen ka komanse di ou ke moin te komanse fache le-m pa-t kabap jwen adress

expozition pinti-a ye soi. min toute sa ta pral change le mwen te fe

konesance ou. mwen te vremen kontan renkontre ou e moin konpran pou ki sa

mwen te pase 2 ze de tan ap chache adres la.

mwen kwe ke map ginyin lot chans pou moin fe lot photo pou rou, ou va

excise-m pou photo sa yo. kamera-m tap ban mwen problem, e mwen promet ou map

fe lot pibel prochenn fwa moin rencontre rou.

J ai fait beaucoup d'effort pour t'ecrire en creole, ca ne marche pas tres

bien . Comme toi, j'apprends a ecrire et a lire le creole j'espere qu'un jour

je serai une experte.

tu vas recevoir a peu pres 10 a 12 photos

les 2 premieres photos tu parlais a Michele et Wilbert laurent

Bonne nuit Monsieur Fombrun et a demain sur bonjour miami



Best Regards,

Emmanuela Benjamin.


By the way you really look good and you are very handsome.



Tre che Emmanuela Benjamin,

Mwen menm tou, ou pakab imaginin wou jan mwen te kontan fe konesans ou. Mesi anpil pou imail sa’a ou voye ban mwen. Se poum veye zo mwen pou tet mwen pa vire. Ou fe ke’m kontan e mwen remercie’ou pou tout foto sa yo ou pren de mwen ye swa. Mwen rinmin di tout moun, mwen se yon celebrite, men ye swa, hone-respet, tone kraze’m, ou fe’m senti mwen se yon celebrite tout bon. Pa yon sele bride. Emmanuela,ou se yon jenn e bel moun e mwen swete ou anpil chans dan la vi sa’a, ki se yon boul kap roule, e nou pa konin kote lap menen nou. Ce fut un grand plaisir de te lire avant de m’endormir hier soir et j’ai fait de beaux reves grace a toi. A la prochaine.

All the best,
Carl



P.S.- Je viens de recevoir sur l’internet le lot de photos que tu viens de m’envoyer. Elles sont toutes reussies et je vais demander a mon “ webmaster “ de les mettre bientot sur mon site Fombrun.com . Je ne me savais pas si beau garcon. Merci, Emmanuela !


EMAIL RECEIVED

Parts of an open letter to Mrs. Martin Luther King Jr., Mrs. Coretta King and the African-American Community.

Dear Friends:

We have a lot of work to do. Let us begin the dialogue and interaction that never took place since 1804 among Haitians and African Americans. Let us pledge together to ask our new found brothers and sisters in America to embrace Haiti's victories and our nation as their own and acknowledge our Haitian Heroes' contributions to their freedom and well being although in most cases they were kept ignorant of the news that they had seen in their dream for so many generations -- the creation of a safe haven for the benefit of all people wishing to live in freedom, equality and brotherhood.



Liberte, Egalite, Fraternite,



Signed:Jean F. Colin

ZANMI KREYOL MWEN YO MWA MAI-A SE MOI KILTI AYISIEN. JODI-A MAP KONSAKRE TI TAN KI RETEM POUM li yon bel atik ki paret en franse dan Ayiti-en-Mach e ki guinyin tout inpotans li, pou laveni epi istwa peyi nou. Atik-la se su aranjman gouveman ayisien fe ak gouvenman dominikin. Teritoi nasional la ki te deja tou piti, vin pli piti toujou. Louvri zorey nou pou nou koute. Lindi ma tounin ak kreyol-la tet kale. Mwen swete nou tout yon bon week-end. Pa dekouraje. Kitem pointu bouch mwen konyea poum kab tulutu.,Kimbe-la. Mesi.





HAITI-DOMINICANIE : ZONES FRANCHES

Les concessions territoriales à travers notre Histoire

ANALYSE par le journal Haiti-en-Marche.( Quelques extraits).

PORT-AU-PRINCE, 20 Avril - Le président Jean-Bertrand Aristide s'est engagé dans un processus délicat en concédant une partie du territoire national pour l'établissement d'une zone franche dans la région frontalière avec notre voisine la République Dominicaine. Les deux chefs d'Etat haïtien et dominicain ont posé la première pierre du projet le lundi 8 avril écoulé.

Par tradition, les Haïtiens se sont toujours montrés hostiles à toute idée de céder le contrôle sur la moindre partie du territoire de leur pays. " Ayiti pa pou vann ni an gwo, ni an detay " (Haïti n'est à vendre ni en gros, ni au détail).

Les terres d'Haïti ne doivent appartenir qu'aux nationaux haïtiens, décrétait la première constitution de la nouvelle nation indépendante .

Un commun dénomi-nateur …

Aussi différentes que pouvaient être la république de Pétion et la royauté de Christophe, pas plus que les régimes subséquents, tantôt militaristes, tantôt populistes, chacun créant sa propre constitution mais toujours un commun dénominateur : pas un pouce du territoire national ne doit appartenir à un étranger.

Pendant plus d'un siècle, les régimes haïtiens se sont succédés, se sont entredéchirés, mais aucun n'a jamais modifié cette disposition, qui finit par être considérée comme une des assises de la souveraineté nationale haïtienne.

Jusqu'à l'occupation américaine …

Il faudra attendre l'occupation américaine (1915-1934) pour voir le premier changement introduit dans la constitution haïtienne à ce sujet et le droit accordé aux étrangers de posséder des propriétés en leur nom propre en Haïti. Comme aujourd'hui, l'Américain prônait déjà que le salut d'Haïti se trouve dans une plus grande ouverture du pays aux investisseurs étrangers.

Les étrangers n'avaient jamais cessé d'affluer dans ce qui fut la perle des Antilles, et qui pendant longtemps encore conservera de nombreux charmes, traduisez possibilités de faire fortune, mais le ressortissant allemand ou britannique s'empressait vite d'épouser une beauté locale pour avoir un prête-nom …

L'occupation américaine vient mettre fin à cette disposition constitutionnelle considérée jusque là comme un principe sacré …

Selon l'historien américain David Nicholls en 1918 une nouvelle constitution fut promulguée qui contenait un article permettant aux étrangers de posséder des terres dans le pays, renversant une disposition remontant à Dessalines.

En dehors des considérations générales, comme la possibilite d’etablir une base au Mole St. Nicholas, les raisons de l'occupation militaire américaine d'Haïti étaient essentiellement économiques …

McDonald, la Banque Nationale, l'Affaire Luders …

Dérogeant avec le sacro-saint principe jusqu'ici scrupuleusement respecté, le gouvernement du vieux général Antoine Simon consentait en 1910 une importante concession à un ressortissant américain, James McDonald, pour construire une ligne de chemin de fer et développer les terres des deux côtés de la voie en plantations de bananes.

Rivalités de grandes puissances ? …

Mais écoutez la suite : " La nature des garanties financières que le gouvernement haïtien a été forcé de donner était telle que le pays devrait tomber dans les mains de ses créanciers. Aussi dans les années qui suivirent, les banquiers américains avaient gagné le contrôle de la Banque Nationale. "

La Banque Nationale a été créée par le président Salomon quelque 30 ans plus tôt avec un emprunt de la France, et déjà on avait accusé Salomon de livrer le pays aux intérêts étrangers …

Ensuite, la guerre mondiale (1914-1918) battant son plein, les Etats-Unis visaient aussi par la même occasion à casser l'importance économique (lors) de la forte communauté allemande en Haïti, véritable " 5e colonne " au sens bismarkien du terme … (Affaire Luders).

Or selon David Nicholls, les haïtiens ne s'étaient toujours pas faits à l'idée de la concession d'une partie du territoire national à une compagnie étrangère, et ce sera l'un des principaux griefs américains contre Rosalvo Bobo qui avait critiqué le contrat McDonald et qui aurait conquis le pouvoir si l'intervention de 1915 n'avait eu lieu … Bobo mourut en exil à la Jamaïque.

Introduction de la " corruption propre …

La future puissance occupante se reposait beaucoup pour ses renseignements sur les deux plus gros businessmen américains en Haïti, soit James McDonald et surtout Roger Farnham, détenteur d'importants intérêts à la Banque Nationale tombée entre-temps sous la coupe de la City Bank de New York. Un beau matin à Port-au-Prince une escouade de Marines se dirigea au pas militaire vers la Banque Nationale pour s'emparer de l'encaisse or de la banque et la transporter tout droit à New York où elle reposa dans les coffres-forts de la City Bank, soi-disant pour la mettre à l'abri d'une politique haïtienne par trop erratique.

Et ainsi de suite …

Après McDonald, idem SHADA, Sedren etc.

Signe particulier, on cherche en vain ce que le pays a pu gagner durablement de ces entreprises.

McDonald s'en ira moins de 15 ans après la fin de l'occupation, victime aussi des magouilles financières des politiciens haïtiens.

La Sedren exploita pendant 20 ans et jusqu'à extinction les mines de bauxite des hauteurs de Miragoane …

Quant à la SHADA, elle convainquit les paysans aux quatre coins du pays d'arracher leurs récoltes pour planter du sisal …

" Mwen soti Okay
M ateri Jeremi
Kisa m al fè
M al travay nan Shada …
M travay anpil
Lajan m piti ".

Je rejoins Haiti-en-Marche pour conclure, Haiti pays le plus pauvre, mais charbonnier devrait-etre maitre chez-soi.

Merci Ed.